Osman

Éloge de la solitude

De nature, l’homme est un être éminemment social. La vie sur terre est surtout caractérisée, organisée et construite grâce à nos relations sociales développées avec notre environnement. Par conséquent, sous une forme une autre, on aura toujours besoin de nos semblables pour donner un sens à notre nature humaine. Cependant, à bien des circonstances, pour un meilleur équilibre de notre épanouissement personnel, il est souvent important de prendre notre distance de la foule, consacrant ainsi un peu de temps à nous-mêmes et pour nous-mêmes. D’où l’importance de faire appel à la solitude, un état physico-psychologique, dont l’approche ne fait pas l’unanimité dans l’opinion du grand public.

Par définition, la solitude se traduit par un sentiment ou un état d’isolement, dans lequel la personne se trouve seule et se déconnecte de son environnement pendant une période de temps. Suivant les circonstances ou les résultats recherchés, cette déconnexion peut être physique et psychologique. En effet, à partir de cette approche, certains philosophes existentialistes regardent la solitude comme un facteur important dans la construction idéale de l’homme.

Dépendamment de ce qui l’a provoquée, basiquement, la solitude peut prendre deux formes : volontaire et involontaire. La solitude est volontaire, quand elle découle du choix personnel de la personne de prendre sa distance des autres pour une raison ou une autre. Les causes peuvent être diverses ; de la concentration sur un projet artistique où l’intéressé a besoin d’être en contact avec sa muse, une cause spirituelle dans le cadre d’une profonde méditation par exemple. Ou de son propre gré, la personne a décidé de consacrer un petit pour lui.

Cependant, la solitude est involontaire, c’est quand elle est imposée par une circonstance, une situation, un évènement, en fait des choses auxquelles on n’en a pas vraiment le contrôle. Du coup, la solitude est obligée par la force des choses. Une rupture amoureuse, la mort d’un être cher, la migration, ce sont entre autres des causes relatives à ce type de solitude, qui se révèle parfois psychologiquement délicate pour la personne, car souvent elle traine derrière elle la tristesse, la nostalgie voire même un état dépressif dans certains cas. En tout cas, dans ce billet, on va plutôt s’attarder sur la solitude volontaire, celle qui est désirée, car elle souvent bénéfique pour notre développement personnel. La preuve en 5 avantages :  

  1. Mieux se connaitre : la solitude est un environnement libre de toute distraction, une déconnexion du monde de l’extérieur où tu es en connexion avec toi et toi seul. Donc, c’est un environnement paisible pour apprendre à mieux te découvrir, identifier tes forces et faiblesses. Cette auto-connaissance pourra t’aider à grandir, pendant que tu affirmes ton identité personnelle.
  2. Créativité : la solitude est souvent une bonne alliée pour ceux qui évoluent dans le domaine des arts. Car pour beaucoup de créateurs, s’enfermer seuls dans un lieu privé de toutes formes de distraction extérieure, est une occasion d’être plus proche de la muse. Attention, s’imposer une solitude ne veut pas dire automatiquement que l’on devient plus créatif. Mais dans beaucoup de cas, quand la solitude est désirée, elle peut être utile à la créativité.
  3. Un espace d’épanouissement émotionnel et spirituel : parfois, face une situation ou après une quelconque expérience ayant laissé une cicatrice émotionnelle, la meilleure façon de mieux appréhender cet évènement est de s’éloigner de la multitude. Et ce repli sur soi-même aidera à mieux appréhender ce qui s’est passé. Du coup, en pleine concentration étant, on est plongé dans une méditation. Alors, peu importe la croyance religieuse, quand la méditation est bien faite, elle est facteur important notre développement spirituel.
  4. La solitude peut améliorer les capacités cognitives : on est souvent face à une situation qui exige une prise de décision. Puis, d’un coup, on ne se sent pas en mesure ou le temps n’y est pas vraiment propice. Par conséquent, on se donne un peu de temps pour y réfléchir. Alors, choisir un petit instant de solitude pour mieux penser est capable de bonifier nos capacités mentales. Surtout dans des moments de crises, durant lesquelles, les émotions négatives ont souvent tendance à avoir raison de nous.
  5. La solitude est favorable à la détente : malheureusement peu de gens le savent ; on n’a pas toujours besoin d’être en compagnie de quelqu’un ou d’un groupe social, pour s’offrir un instant de loisirs et de détente. Quand on est seul, on est libre de se divertir au gré de son humeur et à la dimension de ses goûts personnels, sans souci d’être perturbé par d’autres personnes.

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde de plus en plus connecté, notamment grâce aux supports des réseaux sociaux, qui réduisent toutes les distances géographiques. Quand on n’est pas physiquement connecté avec les gens de notre entourage, on est virtuellement en contact avec le reste du monde derrière les écrans de nos appareils électroniques. Du coup, il devient difficile pour beaucoup d’entre nous d’avoir suffisamment du temps pour nous-mêmes. Ce qui est quand même un manque d’intelligence de notre part, car se consacrer du temps pour soi-même est toujours bénéfique dans le processus de notre épanouissement.

Alors, dites-moi en commentaire, quelles sont vos expériences de la solitude.

Osman Jérôme


Le bonheur de photographier les fleurs

Pour des raisons les unes plus convaincantes que les autres, la fleur comme objet photographique est une séduction irrésistible pour les photographes professionnels et amateurs. Car peu importe les espèces et les couleurs, capturer une fleur est souvent synonyme de plaisir et d’émotions positives, pour celui qui s’accroche à la beauté de la chose.

Dans mon cas par exemple, peu importe la saison de l’année ou encore moins le moment de la journée, je ressens toujours la même gratification émotionnelle de repartir avec quelques fleurs dans la mémoire de mon appareil photo. Cela dit, dans les parcs de divertissement, dans les jardins botaniques, dans la rue ou n’importe où, tout ce qui est fleur attire ma curiosité photographique.

En effet, aujourd’hui dans ce nouveau billet, je vais partager avec vous une première sélection de cinq photos de jolies fleurs, capturées sur mon chemin. Avant de commencer, je tiens à préciser que je n’ai pas de connaissances quant à l’espèce des fleurs. Tout ce qui m’intéresse est de photographier ces merveilles qui embellissent la nature. Alors, pour me faciliter la tâche de la présentation, j’ai opté pour l’ordre chronologique.

La vie en rose 

©Osman Jérôme, Brooklyn, New-York

Evidemment, en voyant ce titre, vous pensez rapidement à la chanson « La vie en rose » d’Edith Piaf. Personnellement, quand je vois cette fleur pour la première fois, c’est ce morceau qui m’a immédiatement monté en tête. Bref ! En effet, un après-midi d’octobre, en rentrant chez moi après une visite médicale, comme par enchantement, je suis tombé sur cette fleur élégamment plantée dans un petit jardin qui décore la rentrée de l’appartement où j’habite. Entre admiration et excitation, j’ai sorti mon téléphone, et voilà le résultat.

Les sœurs jumelles

©Osman Jérôme, Central Park, New-York

La beauté de l’environnement, le divertissement, les rencontres inattendues, pour une raison ou une autre, Central Park est l’un des lieux favoris de ceux qui habitent à New-York et des touristes qui y sont de passage, notamment les amateurs de la photographie qui veulent immortaliser leur séjour dans la Big Apple. Ma dernière visite remonte au 26 octobre 2019. J’en ai profité pour capturer cette photo, mettant en vedette deux bouquets qui s’installent confortablement sur des branches verdoyantes.

L’élégance du jaune

©Osman Jérôme, Bryant Park, New-York

Nous sommes au début du mois de novembre 2019, soit en plein cœur de l’automne. Je ne me rappelle pas exactement pour quelle raison, mais ce jour-là, je me suis retrouvé à Manhattan, plus précisément en face de Bryant Park, un autre endroit de détente très courtisé par la clientèle. En faisant le va-et-vient entre les bars et les boutiques, j’ai été brutalement attiré par l’élégance de cette fleur, que j’ai photographiée avec un sourire aux lèvres.

La sobriété

©Osman Jérôme, Saint-Marc, Haïti

Pour le numéro 4 de notre présentation, laissons New-York momentanément pour se rendre en Haïti, notre patrie bien-aimée. Le 3 décembre 2019 dernier, lors de mon séjour à Saint-Marc, je suis allé voir un ami qui habite sur la route de Fleurenceau. En arrivant chez lui, avant même les salutations d’usage, la première chose qui m’a frappé c’est la beauté de son parti jardin, embelli de jolies fleurs. Sans aucune hésitation, j’ai photographié celle-là, dont la sobriété m’a courtisé avec une force séductrice. On ne résiste pas face à une telle beauté.

Discrétion

©Osman Jérôme, Brooklyn Botanic Garden, New-York

Le Jardin Botanique de Brooklyn à New-York est réputé pour sa couverture végétale. C’est un endroit idéal pour les photographes qui adorent être en contact avec le calme de la nature. J’y été déjà à plusieurs reprises. La dernière fois c’était le 7 mars dernier, avant l’explosion de la Covid-19. Durant cette visite, j’ai eu pas mal de beaux souvenirs en images, dont cette jolie fleur que j’ai failli rater à cause de sa discrétion. Heureusement que j’ai été attentionné.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. J’espère que vous avez apprécié cette première séquence. À la prochaine pour une autre sélection. En attendant, dites-moi en commentaire, quelle est votre préférée de cette présentation.

Osman Jérôme


La communication, l’autre faiblesse de l’État haïtien face au Coronavirus

Des infectés par-ci, des morts par-là, de la peur, de l’incertitude […], voilà quelques mois déjà, depuis que le monde se trouve face à une panique presque généralisée engendrée par le Covid-19, la nouvelle pandémie qui défie les grandes puissances. Face à cette situation, de plus en plus catastrophique pour certains et incertaine pour d’autres, chaque pays touché essaye d’éviter le pire. Car la chose paraît inévitable.

Contrairement à la Chine, l’Italie, l’Espagne et les Etats-Unis, des puissances économiques mondiales déjà mises à genoux par les secousses meurtrières provoquées par nouveau Coronavirus, Haïti ne dispose d’aucune structure sanitaire adéquate pour faire face à une telle crise sanitaire. Et le malheur est pourtant suspendu sur nos têtes.

Cependant, au-delà de cette incapacité structurelle qui est une évidence, ce qui fait encore beaucoup plus peur dans le cas d’Haïti, c’est l’amateurisme des autorités dans la gestion de la chose, surtout le plan communicationnel, où les bourdes reviennent à répétition. Et c’est un vrai obstacle dans la campagne de sensibilisation contre le Covid-19, qui a déjà fait 25 infectés et un décès, selon les informations divulguées par les responsables du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP).

Puisque toutes les crises ne sont pas de même nature et n’ont pas les mêmes origines, la façon de les aborder doit être proportionnelle à la hauteur de leur dimension. Raison pour laquelle, à chaque crise, il faut impérativement élaborer des mécanismes de communication, capables d’atteindre tout le monde, peu importe son rang social et/ou son niveau académique.

En effet, dans la gestion d’une crise sanitaire comme la pandémie du Covid-19, une communication fluide et appropriée est primordiale. Malheureusement, depuis le début de la situation, surtout avec les premiers cas positifs officiellement enregistrés dans le pays, le gouvernement haïtien n’est jamais à la hauteur d’une communication qui rassure la population. Au contraire, à chaque sortie, la méfiance et l’incrédulité s’intensifient encore plus.

La mauvaise communication sur une crise est susceptible de créer une nouvelle crise. Aujourd’hui, avec notamment les réseaux sociaux, une information ou une communication mal balancée a souvent tendance à faire beaucoup plus de mal que bien, surtout dans la communauté haïtienne, qui fait peu de cas aux paroles des autorités politiques.

Pouvez-vous donc imaginer, à l’heure où j’écris ce billet, la grande partie de la population haïtienne ne croit toujours pas en la présence du Covid-19 sur le territoire haïtien ? À qui la faute ? Ouais, certains diront que l’Haïtien a souvent fait preuve d’incrédulité face à des situations similaires. Oui, ils auront raison. Mais, l’État dans son ensemble est en grande partie complice de nourrir ce climat d’incrédulité chez les membres de la population. Car la communication jusque-là utilisée n’a rien d’efficace. Ce qui a contribué à installer ce doute, de plus en plus persistant.

Communiquer en temps de crise exige des stratégies propres à chaque situation. D’où, au-delà du medium utilisé pour faire passer le message, l’importance de prendre en considération la mentalité et la culture de la population en question, qui est le sujet primordial. Malheureusement en Haïti, nous avons un État qui a plutôt tendance à confondre la communication de qualité à la propagande politique. Le genre de piège qu’il faut à tout prix éviter, dans la gestion d’une immense crise sanitaire à la dimension du Covid-19.  

Osman Jérôme 


Coronavirus : journal d’un confiné adapté

Confinement, isolement, quarantaine, distance sociale, que bien de jolis mots pour traduire l’immense angoisse émotionnelle et la dangerosité sanitaire auxquelles l’humanité est exposée depuis quelques mois, avec la propagation sans cesse inquiétante de la pandémie de Covid-19, le nouveau Coronavirus. Une pandémie qui n’arrête pas d’emporter avec lui des vies de plus en plus nombreuses à travers le monde.

En effet, en attendant les médicaments et les vaccins miraculeux, pour tenter de faire face à l’épidémie, l’une des meilleures stratégies pour l’instant est de rester chez soi. Une mesure qui traine derrière elle toutes les conséquences sociales, économiques et politiques que vous pouvez imaginer. Mais que peut-on faire autrement ? Car le plus important est la vie, tout le reste n’est qu’accessoire.

Cela fait plus deux semaines, à l’instar d’autres millions d’âmes à travers le monde, que je suis cloué dans l’espace physique de ma chambre, évidemment inhabituée d’une telle faveur de ma part. Car en temps normal, loin d’être un « Pye Poudre », rester à la maison n’a jamais été mon truc. Mais aujourd’hui, situation oblige, petit à petit, loin des salles de classes, des rayons des bibliothèques, des comptoirs des bars nocturnes, des embouteillages du métro, j’essaye de m’adapter à la chose, qui commence par devenir une toute nouvelle vie. Du moins pour l’instant. Car rendez-moi fol ou sage, ça ne doit pas durer toute l’éternité.

Maintenant, à la question de savoir comment j’y suis parvenu, je vais partager avec vous trois de mes secrets :

Optimiste 

Pour une raison ou une autre, face aux situations de crises de la vie quotidienne (surtout celles sur lesquelles je n’ai aucun contrôle), je refuse d’être alarmiste. Je préfère donc prendre la chose de manière intelligente telle qu’elle est sans exagérer, sans minimiser non plus les dégâts. Cette approche me procure une sorte de sécurité émotionnelle, en attendant que tout soit définitivement réglé. Car la situation est passagère.

Lecture / méditation 

Couverture de La belle amour humaine de Lyonel Trouillot

La quarantaine imposée, les dangers sanitaires qui planent encore sur nos têtes, le confinement arrive avec tout son lot de stress et d’inconfort psychologique. La lecture est un excellent outil thérapeutique, capable de nous aider face à ce panique émotionnel généré par le Covid-19. Surtout quand on sait que la lecture puisse servir de prétexte à de profondes réflexions et méditations. Ce qui sera bénéfique pour notre cerveau en ces temps de grand ennui généralisé.

Apprendre quelque chose de nouveau 

Mentalitude
Mentalitude

Pour ceux qui savent prendre la vie du bon côté, il y a toujours des opportunités dans les crises. Ainsi, les outils numériques aidant, dans cette période de confinement imposée par la pandémie de Covid-19, de la maison étant, beaucoup de gens profitent d’apprendre quelque chose de neuf. Dans mon cas personnel, après plusieurs tentatives sans succès, je profite entre autres de maitriser enfin les ABC d’Audacity, un logiciel de montage audio. Ce qui sera bénéfique  à Mentalitude, mon podcast hebdomadaire sur la santé mentale.

Evidemment, pour une raison ou une autre, ces stratégies peuvent ne pas être efficaces pour certains d’entre vous dans le processus d’adaptation. Cependant, dans la mesure du possible, soyez créatifs dans vos imaginations et actions, afin de puiser le maximum de votre potentiel de ce nouveau mode vie en quarantaine, imposé par la catastrophe sanitaire qu’est le Covid-19, le nouveau Coronavirus. Car sous une forme ou une autre, nous devons y faire face. Et la vie normale doit bientôt reprendre son cours.

Osman Jérôme 


Retour sur un séjour inoubliable à Ottawa

La qualité de vie, l’accès au travail, les sites touristiques et historiques et bien d’autres encore […], pour beaucoup d’entre nous, y compris moi aussi, le Canada est un pays de rêve. Pour une raison ou une autre, on souhaite y faire un petit tour, ou voire même y résider pour le reste de sa vie. C’est loin d’être un péché de fantasmer sur un pays, qui offre tant d’opportunités à ses résidents.

Après plusieurs tentatives sans succès, mon premier voyage au Canada a finalement eu lieu. Entre le 24 et 31 juillet dernier, j’ai été du côté d’Ottawa, la capitale du Canada pour un séjour extraordinaire. Entre revoir ma petite sœur, les explorations et les sorties nocturnes, retour sur une semaine d’agréables souvenirs dans la capitale canadienne.

Le départ


Le départ © Osman Jérôme

Le mercredi 25 juillet, soit le jour du voyage, j’ai laissé chez moi de très tôt, car mon premier vol est à 6h25 AM. Vers les 4h30, comme tant d’autres passagers ponctuels, j’ai été déjà à la terminale C de l’aéroport La Guardia de New-York, pour remplir les premières formalités qui précédent l’embarquement. Contrairement à des occasions antérieures, ce jour-là je n’ai pas été trop encombré. Seulement une petite valise de voyage de 20 pouces et un sac à dos. Très léger.

Le transit à Toronto

Aéroport international Pearson Toronto © Osman Jérôme
Aéroport international Pearson Toronto © Osman Jérôme

À cause des habituelles complications à la douane, je n’aime pas trop les vols avec connexion. Mais pour ce voyage, je n’avais pas d’autres choix que de transiter par Toronto avant d’atteindre Ottawa, ma destination finale.

Ici, depuis la salle d’embarquement, je pouvais admirer le tarmac de l’aéroport de l’aéroport international Pearson de Toronto, très fréquenté par les avions du monde entier.

Retrouvailles familiales

Ma petite sœur et moi © Osman Jérôme

Ma petite sœur et moi © Osman Jérôme

Au-delà de mon désir de visiter le Canada, revoir ma petite sœur, qui venait d’avoir son premier enfant, était le principal objectif de mon déplacement à Ottawa. J’ai été donc vraiment excité à l’idée de la revoir, mais aussi de passer un petit temps avec mon nouveau neveu. Un moment de grand bonheur.

La colline du Parlement

La colline du Parlement © Osman Jérôme

La colline du Parlement © Osman Jérôme

On ne peut pas être de passage à Ottawa, sans visiter le Parlement d’Ottawa où siège le Premier Ministre canadien et les parlementaires canadiens. Ce site construit sur plusieurs hectares de terres attire des millions de touristes chaque année.

Le Musée Canadien de la Nature


Le Musée Canadien de la Nature © Osman Jérôme

Les sites d’exploration sont nombreux à Ottawa. Par conséquent, pour un court séjour d’une seule semaine, on est souvent exposé à un embarras du choix. Cependant, certains lieux sont à ne pas manquer, c’est le cas du très fréquenté Musée Canadien de la Nature, une véritable mine de découvertes archéologiques, artistiques et historiques.

L’espace est tellement vaste, difficile de faire une exploration complète de toutes les galeries en une seule visite. Les fossiles, les mammifères, les animaux, les dinosaures, les pierres précieuses, la terre…toutes ces espèces sont réparties dans de grandes galeries les unes plus attractives que les autres.

À première vue, l’immense édifice qui abrite le Musée Canadien de la Nature est déjà en lui-même très attractif et impressionnant par son style gothique, vieux de plus d’un siècle.

Sortie nocturne


Sortie nocturne © Osman Jérôme

Mes plus proches le savent, j’ai un penchant particulier pour la vie nocturne. D’ailleurs, sur ce même blog, j’en ai déjà fait éloge à plusieurs reprises. En effet, seul ou accompagné, j’adore me perdre dans les bras généreux de la nuit. Ainsi, entre restaurant et boîte de nuit, durant mon petit séjour à Ottawa, j’ai eu quand même le temps de mesurer la température noctambule d’Ottawa.

Le Street art

Street art à Ottawa © Osman Jérôme

Street art à Ottawa © Osman Jérôme

Contrairement à d’autres grandes villes du monde à l’instar de New-York par exemple, le Street art n’est pas trop fréquent dans les rues d’Ottawa. Selon les informations fournies par des résidents, le graffiti serait interdit sur les murs de la capitale canadienne. Cependant, à force de penser à la chose, j’ai fini par tomber sur une fresque non loin du marché Bay, l’une des plus anciennes et populaires zones commerciales d’Ottawa.

Des amis à rencontrer, des lieux à visiter, des trucs à découvrir…, une semaine est considérablement peu pour mieux explorer toute la beauté de la capitale politique du Canada. Mais, pour un premier séjour longtemps caressé, je ne pouvais pas être plus gourmand. Je suis donc parti très satisfait, en attendant d’y retourner sous peu.

Osman Jérôme


Cinq types de personnes à éviter sur Twitter en 2020

Entre les souhaits et les vœux traditionnels du nouvel an, pour beaucoup d’entre nous, l’arrivée de la nouvelle année coïncide souvent avec la prise de certaines décisions. Dans un domaine comme dans un autre, le temps est aux résolutions, de nouvelles résolutions qui devraient aider à être plus heureux, plus productif dans sa vie.

Désormais, dans un monde de plus en plus connecté, pour des raisons les unes plus pertinentes que les autres, il est difficile d’imaginer la vie de l’homme actuel sans la présence des réseaux sociaux sur Internet. Car pour une raison ou une autre, Facebook, Twitter, Instagram et les autres géants de la Toile font partie intégrante du quotidien des millions de gens à travers le monde. Et en parlant justement de réseaux sociaux, pour cette nouvelle année, pour votre bonne humeur et le bien-être de votre santé mentale, il y a au moins cinq catégories de personnes à éviter notamment sur Twitter

1 – Le fanatique intolérant

En temps normal, il n’est sans doute pas déshonneur d’avouer sa préférence pour une équipe ou un joueur de football et basketball, un parti politique ou même une religion. À condition d’être en mesure de respecter également les choix des autres. Et c’est là que cela devient compliqué sur Twitter, où beaucoup d’usagers ont souvent fait preuve d’une intolérance insupportable aux avis des autres.

Par conséquent, étant donc allergiques à la notion de tolérance, par leurs comportements, peut-être même sans s’en rendre compte, ces gens font l’apologie d’une pensée unique. Ce qui est une insulte à l’esprit créatif.

2 – Le connaisseur de tout

Disons-le net et clair, contrairement à beaucoup d’autres plateformes digitales, Twitter a la particularité d’être un espace de discussions et débats parfois ponctués d’une qualité intellectuelle et/ou académique. Cependant, quand dans un échange, il y a quelqu’un qui n’en fait qu’à sa tête, en croyant avoir la totalité du savoir, il y en a de quoi à s’inquiéter.

Le problème avec cette catégorie de twittos, c’est qu’ils ne tiennent qu’à leurs théories. Donc, pour chaque domaine, ils pensent toujours avoir raison dans leurs approches. Rarement, ils reconnaissent avoir commis une erreur ou une faute. Où est donc passée la probité intellectuelle ?

3 – Le promoteur de la haine

Sous une forme ou une autre, entre le comportement raciste des uns et l’ignorance des autres, la promotion de la haine est devenue une pratique très rependue sur les réseaux sociaux. Et ce n’est pas Twitter qui va s’en épargner.

Tantôt pour des divergences d’opinion ou des positions idéologiques, de plus en plus de gens subissent des attaques et des violences sur Twitter. Entre-temps, face à ces persécutions incluant parfois même des menaces de mort, certains ont dû abandonner les ailes du petit oiseau bleu. Comment ne pas éviter d’échanger avec des gens qui, soit pour une raison quelconque se croient être supérieurs aux autres ?

4 – L’amuseur vulgaire

Un jeu de mots réfléchi, un mème amusant… L’esprit créatif des uns aidant, l’humour devient un usage très fréquent sur Twitter. D’ailleurs à cet effet, il y a des comptes spécialisés en la matière. Cependant, quand un affamé de popularité numérique se met à confondre humour et grossièreté, cela devient irritant.

À trop vouloir être amuseur ou de faire rire un petit groupe (car il a quand même son public), ce pseudohumoriste tombe toujours dans le piège de la grivoiserie. Ainsi, pour récolter quelques likes et RT, il se sert de toute forme de trivialité. Car l’important pour lui est de se faire une petite popularité. D’autant qu’aujourd’hui le concept « influenceur » fait enfler pas mal de têtes.

5 – Le conflictuel

Envie de paraître, affamé du sensationnalisme entre autres, il y a celui qui est sur Twitter pour se faire des ennemis. Ce dernier ne passe que la majeure partie de son temps à nourrir des clashs souvent inutiles. Parfois, pour ne pas être passé inaperçu ou pour assouvir son côté conflictuel, quand il n’est pas directement impliqué dans une altercation, il s’en invite lui-même en prenant partie pour un autre particulier. Il ne respire que par le clash.

En effet, pour ce twitto enquête de sensation, d’une simple citation à une info relayée, tout est motif de réplique et de controverse. Et souvent avec des arguments sans queue ni tête. Si certains agissent de la sorte par ignorance, d’autres le font plutôt de manière délibérée, avec un désir de se sentir toujours en tendance sur Twitter.

Bon, alors certes il n’existe pas (ou du moins pour le moment) un manuel d’utilisation de Twitter académiquement approuvé. Cependant, le bon sens aidant, bon nombre d’usagers arrivent à faire un usage plus ou moins intelligent du réseau social aux 280 caractères. Pendant que, pour une raison ou une autre, d’autres préfèrent plutôt y voient comme espace d’activités parfois malsaines.


4 heures de coupure d’électricité à New York, une éternité

Coupure d'électricité à New-York © Osman
Coupure d’électricité à New York © Osman

New York, dimanche 21 juillet 2019. Une semaine après les incidents de Manhattan, certains quartiers de Brooklyn, dont Canarsie en particulier, ont connu une situation pour le moins inhabituelle. Des foyers ont dû passer environ 4 heures sans électricité. Et pour beaucoup d’usagers, c’était une éternité.

Entre 19h et 23h, plus de 50 000 clients de Con Edison, structure qui s’occupe de la gestion et la distribution d’électricité à New York, ont été touchés par une coupure de courant. Une déconvenue qui n’a pas manqué d’agacer beaucoup de résidents de Brooklyn, très acides dans leurs commentaires, notamment sur les réseaux sociaux.

Entre les irrégularités dans le trafic, le ralentissement du transport en commun, la fermeture prématurée des magasins et supermarchés, cette situation a touché presque toutes les activités des zones affectées. Entretemps, dans certains quartiers peu habitués à de pareil manque d’approvisionnement, cela a été vécu comme un événement insolite.

Dans mon voisinage immédiat par exemple, cette coupure temporaire d’électricité a pris l’allure d’une veillée de nuit. Car pour se défendre contre la chaleur, boostée par une température qui tourne autour des 35 degrés, bon nombre de gens préfèrent se réfugier sous les galeries de leurs appartements. Le temps de s’offrir une bouffée d’air frais contre la canicule, qui calcine les chambres à coucher.

Au fil des minutes, l’impatience commence à gagner certains individus de mon environnement. Surtout que les batteries des téléphones commencent à être épuisées. Qui plus est, des informations font croire que certaines zones ne verront de l’électricité qu’aux premières heures du lundi 22 juillet. Il est mieux de vous épargner des coups de sang de certains voisins qui ne s’imaginent pas passer une nuit sans leur climatiseur et frigo connectés.

Il est déjà 22h30, les ampoules électriques sont toujours éteintes. De ma galerie, je peux observer combien il est affreux et dangereux de circuler dans le noir à New York, notamment à Brooklyn, où certains coins n’ont pas une réputation de sainteté. À cet effet, beaucoup de messages de prudence ont été lancés sur Twitter par des internautes.

Ce n’est qu’à 23h, dans la foulée des discussions entre voisins à bout d’attente plus cocasses les unes que les autres, que le courant électrique a finalement été rétabli dans mon quartier. Je ne vous le cache pas, c’est avec des grands cris que le retour de la précieuse énergie a été accueilli.

Et voilà comment, après environ 4h d’attente dans le noir, tout le monde est rentré dans sa chambre, non sans quelques flèches à l’encontre des employés de Con Edison qui, selon des témoignages, ont été un peu lents dans leurs boulots. En tout cas, tout est rentré dans l’ordre… en attendant le nouvel épisode. Car les coupures d’électricité commencent à devenir courantes.


Trois activités très courantes dans le métro à New York

Dans les métros à New-York
Dans le métro à New York / © Osman

Avec ses 9 millions d’âmes et ses dizaines de millions de visiteurs par an, New York est l’une des plus grandes mégalopoles des États-Unis d’Amérique. On parle même de la capitale du monde. Pour se déplacer d’une zone à l’autre, au-delà bien évidemment de l’usage des voitures privées, les transports en commun sont très utilisés dans la Big Apple. Entre les trains, les autobus et le métro, le passager a donc le choix, suivant sa destination, son urgence ou sa préférence.

À l’instar de la ville elle-même, à New York les trains et les autobus fonctionnent 7/7 et 24/24. Ces moyens de déplacement sont très prisés par les résidents de New York et ceux qui y sont de passage. Au point qu’on peut même se demander quelle est l’utilité d’avoir son propre véhicule à New York.

En effet, comme un habitué, dans un prochain billet, je vous parlerai des avantages des transports en communs à New York, mais pour aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur trois activités devenues de plus en plus courantes dans les métros new-yorkais.

1- Dormir

Ce n’est pas grâce à ce billet que vous allez l’apprendre, New York est une ville qui ne dort pas.  Et cette insomnie touche évidemment les gens qui y habitent. Entre le boulot ou les boulots et autres occupations personnelles comme les études, je connais des gens qui n’ont jamais suffisamment de temps pour se reposer, voire avoir un cycle de sommeil plus ou moins régulier. Ainsi, emportés par la fatigue, peu importe l’heure de la journée ou de la nuit, de retour au travail ou d’ailleurs, une fois assis dans le train, certains passagers ne font que profiter pour s’offrir un petit instant de sommeil. Cependant, peu importe la profondeur du sommeil, ne vous inquiétez pas, ils savent quand se réveiller pour ne pas manquer leur arrêt de descente. Une seconde nature.

2- Lire

Dans le métro à New York / Osman

D’un point à un autre, certains trajets peuvent prendre une heure, et même plus. Pour ne pas ennuyer du temps à passer assis, beaucoup de passagers s’accrochent à leurs bouquins, ou dévorent les pages des journaux, souvent distribués gratuitement dans les stations de métro.

Ce qui m’intrigue dans tout ça, c’est la faculté de concentration de ces gens. L’environnement parfois bouillant du métro ne les déragent pas dans leur lecture, qui exige parfois une certaine tranquillité.

3- Demander l’aumône

Vivre dans le pays le plus riche au monde n’est pas souvent une garantie économique. Oui, même ici aux États-Unis d’Amérique, à New York, en particulier il y des pauvres, des SDF et surtout des mendiants, dont la survie dépend du bon cœur des autres. À Brooklyn, à Manhattan, ils sont presque partout dans les rues de la Grosse Pomme.

Si certains mendiants s’installent dans des endroits fixes, d’autres préfèrent arpenter les métros, guettant la sensibilité des passagers. Si parfois, grâce à la générosité de bons samaritains, la recette est assurée, plus souvent les mendiants repartent bredouille. Mais sans perdre évidemment leur sourire et leur gentillesse ; ce qui fait d’ailleurs tout le charme de la chose.

Et ce n’est pas tout. D’un jour à un autre, d’une saison de l’année à une autre, il y a plein d’autres trucs qui peuvent capter votre attention lors d’un trajet dans les métros de New York. Mais attendant votre propre expérience,  si vous ne l’avez pas encore faite, je tenais à partager avec vous ce billet qui servira de prétexte à piquer votre curiosité lors de votre prochain passage dans la Big Apple.

Osman Jérôme


Mémorial du 11 septembre : lieu de recueillement à New-York

Les noms des disparus des attentats du 11 septembre 2001 à New-York écrits sur du bronze. © Osman
Les noms des disparus des attentats du 11 septembre 2001 à New-York écrits sur du bronze. © Osman

L’affluence des salles d’embarquement de l’aéroport JFK, les gratte-ciel de Manhattan, les boites de nuit de Long Island, les embouteillages de Times Square, la verdure du Central Park, l’histoire de la Statue de la Liberté… Depuis bientôt vingt ans, non sans de grandes amertumes, New-York c’est aussi le 11 septembre 2001, date tristement célèbre dans les annales historiques des Américains et celles du monde entier.

Presque dix-huit ans après les attentats du 11 septembre 2001, les lugubres images de l’effondrement des Tours Jumelles de World Trade Center, hantent encore la mémoire des survivants, ou de tous ceux qui ont perdu un proche dans cette sanglante tragédie. Un événement qui a marqué et changé à jamais la vie à New-York, surtout sur le plan sécuritaire.

Les attentats du 11 septembre marqueront à jamais l’histoire récente du monde. L’Amérique prendra du temps à cicatriser les plaies causées par ces attaques meurtrières, qui ont coûté la vie à environ 3000 âmes et fait plusieurs milliers de blessés. Un lourd bilan, dont le poids émotionnel se ressent encore sur le dos de la Big Apple, fréquentée plus que jamais par les touristes du monde entier.

Peu importe les efforts consentis, ce n’est pas toujours facile de se remettre de telles tragédies. Surtout quand la peur psychologique, engendrée par les événements n’aura pas totalement disparu. Dans de telles situations, ce n’est pas la construction du Mémorial du 11 septembre, érigé sur les lieux des attentats, qui apaisera la souffrance collective des gens, touchés de près ou de loin par ces tristes attaques terroristes.

Poussé par une subite motivation, après plusieurs planifications annulées, un matin d’hiver, bravant le froid d’une température de -10 degrés Celsius, j’ai été finalement voir le Mémorial du 11 septembre, construit en mémoire des victimes des attaques sanglantes de 2001. Entre observations, conversations et témoignages, retour sur une expérience émouvante, et riche en émotions.

Officiellement ouvert au grand public depuis le 11 septembre 2011, soit exactement une décennie après ce drame, le Mémorial du 11 septembre devient entre-temps une destination très prisée à New-York, à Manhattan pour être plus précis. Chaque jour, des centaines de visiteurs, dont des proches des victimes, y viennent en mémoire des disparus.

Ce mercredi, il était presque déjà dix heures quand je suis arrivé sur les lieux. La sobriété du décor saute rapidement aux yeux de l’observateur. Une pierre tombale par-ci, une gerbe de fleurs par-là. Ce matin-là, et comme presque toujours selon certains témoignages recueillis sur place, le Mémorial du 11 septembre épouse l’allure d’un lieu de recueillement, où des tristes souvenirs s’entrechoquent encore dans la mémoire des New-Yorkais.

La place ouverte à 7h30 était déjà bondée de visiteurs, formés d’adultes, de jeunes et aussi de moins jeunes, tous protégés de gros manteaux contre le froid, de plus en plus insupportable. Au fil des minutes, la foule devient de plus en plus nombreuse. Cependant, ici, en vertu de la solennité du milieu, les gens se montrent peu bavards. D’ailleurs, même sans un mot, mais sur le regard de chaque personne croisée, les émotions sont palpables.

Des va-et-vient, des échanges, et même des prises de photos, tout se fait dans un respect commémoratif. Tout juste à proximité de l’un des deux gros bassins, sur lesquels sont inscrits sur du bronze, tous les noms des disparus des attentats du 11 septembre 2001, un homme, dont le portrait fait penser au physique de Mike Tyson, tente vainement de consoler une femme en pleurs. La jeune dame, apparemment dans la vingtaine, vient de tomber sur le nom de son père, décédé dans la tragédie, en voulant sauver d’autres vies. L’histoire donne froid dans le dos.

Un peu plus loin, accompagnée d’une gerbe et du portrait d’un homme imprimé en noir et blanc, autour d’un cercle, une famille de cinq personnes s’offre une petite cérémonie en toute discrétion, en mémoire d’un proche, lui aussi tué lors des attentats.

Entre-temps, au milieu de la propagation de toutes ces intenses émotions, devenues de plus en plus contagieuses, avec une mine au sourire totalement absent, un agent de sécurité intime l’ordre à un groupe de visiteurs de ne pas trop s’approcher du périmètre de sécurité, seulement réservé aux employés de la place. Tout est sous contrôle.

Il est bientôt 1h de l’après-midi, le Mémorial du 11 septembre commence à être vidé de ses premiers occupants, pendant que de nouveaux visiteurs ne cessent d’arriver. Entre-temps, les agents occupés du nettoyage du site, partent en guerre contre tout ce qui serait susceptible d’entraver à la propreté de l’espace.

En environ trois heures de temps d’exploration, je crois avoir beaucoup vu, et même trop vu, notamment en termes de matériels émotionnels. Car une fois sur les lieux, en tant qu’humains, difficile de ne pas ressentir les plaies et les douleurs psychologiques, engendrées par les attentats du 11 septembre 2001.

En tout cas, pour répondre de manière favorable à une demande de mon corps et de mon esprit, accusés d’une grande fatigue, je rentre chez moi. Avec la tête remplie de scènes et d’images, que les mots et les verbes n’ont pas toujours la force significative d’exprimer.

Oman Jérôme


Les 7 mauvaises habitudes à bannir sur Twitter en 2019

Twitter via Pixabay
Twitter via Pixabay

Avec ses 335 millions utilisateurs actifs, Twitter confirme de plus en plus sa place de géant des réseaux sociaux sur la toile. Du simple citoyen lambda aux professionnels, en passant par les artistes et les hommes politiques, on retrouve presque toutes les couches de la société sur les ailes numériques du petit oiseau bleu.

Un fait est certain, tout le monde n’est pas sur le micro-blogging pour la même cause. Se créer des relations, partager ses contenus, promouvoir ses entreprises ou même régler ses comptes personnels… à chacun sa raison d’être sur le réseau aux fameux 280 caractères. En fait, loin de vouloir imposer aux gens leur manière d’être sur la plateforme, mais pour une meilleure utilisation du réseau en 2019, voici donc les sept pratiques à éviter :

  • Pas de photo de profil : commençons tout d’abord par les basiques. Twitter est une communauté virtuelle. Ceux qui te suivent ou ceux que tu suis, ne sont pas forcément des gens que tu connais dans la vraie vie. À cet effet, dans beaucoup de cas, la première chose qui attire en premier certains internautes, c’est le visage qui se cache derrière le compte en question. Car pour garantir une certaine ouverture dans les communications, il serait mieux au moins d’avoir une idée du visage de la personne avec qui on échange. On est un peu dans la subjectivité, mais c’est pourtant bien réel. D’ailleurs, aujourd’hui à l’ère du numérique, la qualité de la photo de profil sur Internet est une excellente forme de communication. Et dans mon cas personnel, je me suis abonné rarement à une personne, qui n’a pas au moins une photo à son profil. Et, je ne suis pas le seul à avoir pris une telle résolution.
  • Négliger sa biographie : pour les plus branchés, les réseaux sociaux, dont Twitter notamment, ont de plus en plus la valeur représentative d’un CV. Ce n’est pas sans raisons que certains prennent toujours le temps de soigner les contenus à publier sur ces plateformes digitales. Sur Twitter, les informations indiquées dans votre petit espace de biographie sont fondamentales pour plusieurs raisons : attirer de nouveaux followers, créer un réseau avec les mêmes centres d’intérêt que toi, ou être même contacté pour un possible emploi. On ne sait jamais !
  • Confondre la grivoiserie à l’humour : pour gagner des followers ou se faire un nom, certains utilisateurs de Twitter ne ménagent pas leurs efforts. Dans la plupart du temps, les stratégies utilisées sont souvent proche de l’indécence. Dans la communauté haïtienne par exemple, où le concept d’ « influenceur » devient de plus en plus vulgaire, chacun essaye à sa manière de se faire une popularité, même si ce n’est pas toujours dans le bon sens. En tout cas, dans cette quête effrénée de « likes » et d’audience, beaucoup de twittos sont carrément tombés dans le piège de l’impolitesse, confondant grossièrement la grivoiserie à l’humour. Et cela devient de plus en plus marrant.
  • Tout partager : l’une des vertus des réseaux sociaux, est la consommation rapide de l’information. Et c’est là aussi que le bât blesse. Car avec cet accès facile aux contenus, il devient de plus en plus difficile à certains de distinguer l’ivraie du bon grain, la bonne information de l’intox. Si par ignorance avouée, certains ne se posent pas de question au moment de relayer tout ce qui tombe sous leurs yeux, d’autres au contraire le font par méchanceté. C’est l’effet du buzz. À cet effet, mon ami Nelson a eu raison de parler de l’Internet comme l’autre couloir de la désinformation. Maintenant, c’est aux twittos d’être plus intelligents, afin de ne pas retweeter n’importe quel lien.
  • Nier la propriété intellectuelle: malheureusement, c’est une pratique de plus en plus rependue sur Internet, dont Twitter n’est pas exempt : certains internautes refusent toujours d’attribuer le crédit aux vrais auteurs des citations. Avec une audace presque sans nom, des gens utilisent les citations tirées dans des livres ou copiées dans la publication d’autres utilisateurs de Twitter, sans penser au moins à mentionner le nom du principal auteur. Où est donc passée alors la notion de propriété intellectuelle dans tout ça ? La prochaine fois, soyez beaucoup plus sympa mes amis.
  • Apologie de la violence : aujourd’hui, jamais comme avant, sans distinction de classe ni de race, les plateformes digitales offrent une liberté d’expression presque sans limite à monsieur tout le monde et madame la foule. Sauf, dans beaucoup de cas, certains en font un usage contraire à la morale. Derrière les écrans de leurs appareils, nombreux utilisateurs de Twitter se lancent depuis quelques temps dans une apologie de violence sous toutes ses formes. Quand ce n’est pas pour envenimer la problématique du racisme, c’est pour insulter des gens sur leurs appartenances religieuses, politiques, ou même sur leur orientation sexuelle. L’intolérance quand tu nous tiens !
  • Intolérance : comme dans un domaine ou dans un autre, l’expansion des réseaux sociaux a créé pas mal d’experts improvisés, notamment sur le plan « intellectuel ». Aujourd’hui à l’ère du numérique, derrière l’écran de son appareil, chacun est capable de donner son opinion sur un sujet donné. Si certains le font avec une certaine bienséance propre à l’homme éduqué, d’autres préfèrent plutôt se comporter comme « Dieu », possédant la science infuse. Car seules leurs points de vue valent. Ils sont allergiques aux idées contraires. Ainsi, sur un sujet ou sur un autre, ils sont toujours en clash sur Twitter, créant souvent des polémiques inutiles. Soyez plus sages les amis.

Cette liste est loin d’être exhaustive. Car l’utilisation du Twitter varie d’un groupe à un autre. Par conséquent, vous aussi, vous pouvez lister en commentaires certains comportements à éradiquer sur Twitter en 2019.

Osman Jérôme