Adieu Teri Moïse !

Teri Moise via rfi.fr

Teri Moise via rfi.fr

C’est avec une profonde consternation que la famille musicale haїtienne a appris hier, la disparition tragique de Teri Moïse, l’une des plus belles voix francophones des années 90.

Avec seulement deux (2) albums à sa discographie, l’interprète des poèmes de Michelle, a eu le temps de marquer les esprits et flatter les tympans des mélomanes avertis.

Née à Los Angeles le 3 mars 1970 de parents haïtiens, l’artiste de charme a été ensuite adoptée par la France, où elle a été connue et appréciée du grand public.

La chanteuse serait morte depuis le 7 mai dernier dans un hôtel à Madrid. En effet, depuis l’annonce de sa mort hier, c’est le monde musical qui s’incline pour saluer sa brutale disparition : «Cette femme du monde au répertoire poétique dont les plus belles œuvres, telles que Les poèmes de Michelle, Je serai là et Fais semblant marquent les mémoires». (SACEM).

Certes, Teri peut quitter la scène de la vie, mais jamais la scène musicale, vu qu’elle sera toujours dans nos cœurs, dans nos pensées, dans nos tympans à travers ses belles œuvres.

Disons adieu à Teri, mais célébrons son passé avec ce tube, Je serai là.

 

Osman Jérôme

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Dans les coulisses de «Belle Ayiti» !

Belle Ayiti @ Job Peterson Mompremier

Belle Ayiti @ Job Peterson Mompremier

Haïti se trouve dans la mer des Caraïbes. Voisine de la République Dominicaine, distancée de quelques kilomètres de Cuba et de la Jamaïque.

A 90 minutes de la Floride et à moins de 4 heures de Montréal, Haïti n’a rien à envier aux autres pays de la Caraïbe, touristiquement parlant. Le soleil, le sable des plages, la culture, les sites historiques,  le pays présente des spécialités touristiques de grande envergure. Et demeure encore une destination unique.

Belle Ayiti, voilà un projet digne de louange et d’appréciation. Lancée depuis quelques mois sur la toile, cette initiative vise la promotion d’une Haïti regorgée de potentialités touristiques, une Haïti ouverte au monde. Un pays différent de ce que l’on présente habituellement dans les médias.

Club Indigo via limousine.com

Club Indigo via limousine.com

En effet, nous avons jugé bon d’en savoir un peu plus, et Job Peterson Mompremier, l’un des initiateurs de ce mouvement a répondu à nos différentes questions. Le jeune entrepreneur a profité de cet entretient pour nous présenter les différentes activités de cette belle initiative d’un groupe de jeunes haïtiens conscients et soucieux.

 L’Autre Haïti : Présentez-vous aux visiteurs de l’Autre Haïti (L’AH)

Job Peterson Mompremier : Je suis Job Peterson Mompremier. Je suis du Cap-Haitien et vis en Haïti. J’ai  suivi des cours d’initiation au tourisme  à l’Université Notre Dame d’Haïti/Cap Haïtien dans le cadre du programme IFORTH/UDERS-Cap. J’ai fait des études en Sciences Administratives et Gouvernance Locale à l’Université Publique du Nord au Cap-Haitien. J’ai participé à de nombreux concours d’entrepreneuriat y compris A la découverte des Jeunes Entrepreneurs de la fondation ETRE Ayisyen, dont je suis gagnant. Et MEMA, ou je suis actuellement finaliste.

Je suis co-fondateur et vice président du Club Entrepreneurial Accès jeunes qui se réunit à la Chambre de Commerce des Industriels et des professionnels du Nord. Trésorier de l’Association des Clubs Entrepreneuriaux d’Haïti; je suis  ancien député et actuel sénateur au Parlement  de la Jeunesse.

 L’AH : C’est quoi au juste Belle Ayiti ?

JPM : Belle Ayiti est une plateforme avec pour mission de diversifier l’offre touristique, de stimuler et d’inciter à l’exploration et la découverte d’Haïti, de promouvoir les opportunités et les potentialités haïtiennes et d’attirer des investissements directs dans les communautés.

Belle Ayiti va promouvoir les potentialités du terroir en vue de faire venir des touristes dans le pays et inciter les haïtiens de l’intérieur à explorer Haïti.

Pour mieux servir nous travaillons pour adapter notre site www.belleayiti.com à leurs  besoins en le fractionnant en plusieurs rubriques. En voici les principales rubriques :

Parlons d’Haïti : dans cette partie nous présentons les communes Haïtiennes afin de leurs donner plus de visibilité, attirer l’attention sur leurs potentialités qui méritent d’être exploitées à des fins touristique et entrepreneuriales.

Concours : Dans cet espace nous présentons nos concours en cours et à venir.

Coup de projecteur : Cette rubrique du site est pour mettre les projecteurs et faire la promotion des œuvres et initiatives de jeunes artistes, écrivains, artisans, entrepreneurs, activistes, techniciens … Les jeunes peuvent nous contacter à l’adresse email belleayiti@yahoo.fr .

Explorer Haïti est  une gallérie ou nous allons publier des images d’Haïti.

Espace Blog : C’est un espace interactif pour tous ceux et celles qui ont des idées à débattre, suggérer, proposer, ayant rapport avec le tourisme intérieur et la création d’emplois durables au revenu décent, en Haïti.

Où voulez-vous aller : Nous  avons cette rubrique pour publier des photos d’Hôtels, de restaurants, de Guest House… avec description de leurs services, produits et programmation. Nous allons également mettre une forme en accord avec certaines entreprises pour effectuer vos RESERVATIONS.

L’AH : D’où vient l’idée de ce projet ?

JPM :Depuis 2008, je voulais lancer sur le label « Ballade Septentrional » une série de court métrage sur les sites historiques et naturels à potentialités touristiques du Nord et du Nord-Est. En caressant l’idée, grâce à des amis et collaborateurs tels Jacquelin Alcius, Elie Laforce, Samentha Mathieu, Jacques Wood Borgella, Dorothy Taicha Millien, Louinel Sintil, elle est devenue depuis 2012 ce que nous sommes entrain de construire sur www.belleayiti.com.

Belle Ayiti rentre également dans la dynamique de la promotion et de la mise en valeur des talents et ressources Haïtiens en vue de contribuer à la création d’emplois en entrainant la création de micros, petites et moyennes entreprises de productions et surtout de services.

La détermination à lancer Belle Ayiti est venue au moment où nous nous sommes rendu compte que nous devrions partir de ce que nous disposons pour arriver à ce que nous devrions avoir.

L’AH : Quels sont les principaux objectifs fixés ?

JPM :

—   Mettre les projecteurs sur les localités et les opportunités qui s’y retrouvent.

—   Diversifier l’offre touristique.

—   Promouvoir les entreprises touristiques.

—   Attirer des investissements directs dans les communautés.

—   Offrir des services touristiques aux acteurs, operateurs et à l’ intention des potentiels touristes.

L’AH : Où en êtes-vous aujourd’hui ?

JPM : Aujourd’hui nous avons le concours « Faire connaitre Haïti » dont les inscriptions se termineront le 13 mai à venir. Ce concours a pour objectifs de mettre les projecteurs sur les localités d’Haïti et les opportunités qui s’y retrouvent en vue d’attirer l’attention sur les potentialités et les opportunités qui méritent d’être exploitées, encadrées et encouragées en vue de créer des emplois ,générer des revenus. Et de développer le tourisme local.

Nous travaillons sur d’autres projets et concours. Avec l’ouverture des classes pour l’année scolaire 2013-2014, nous allons exécuter un programme de tourisme éducatif en vue de donner un signal pour le développement du tourisme d’intérieur. Nous recherchons encore des partenaires. Ce programme s’appellera : « A la rencontre de notre patrimoine Historique ».

Pour rester connecter avec nous et participer à nos activités merci de nous suivre sur https://www.facebook.com/BelleAyiti et https://twitter.com/BelleAyiti .

L’AH : Quelles sont vos attentes ?

JOB : J’attends une meilleure implication et une responsabilisation de la jeunesse Haïtienne. J’espère que ce projet puisse contribuer à la création de toute une mouvance de déplacement en vue de permettre la connaissance et l’appropriation du pays par nous Haïtiens. Mon plus grand souhait est que par la mise sous projecteur des potentialités du pays, les jeunes investissent dans la création de Micro, petite et moyenne entreprise partout en Haïti.

 L’AH : Un message ?

JPM : La croissance d’Haïti doit inévitablement passer par une société civile dynamique et socialement impliquée. Il est temps pour que nous dégagions une vision d’avenir, inclusive, éthique et équitable.

A l’instar des jeunes qui ont apporté de grandes contributions à l’évolution de l’humanité par leurs idées innovatrices, nous devons nous engager  pour écrire une nouvelle page dans l’histoire  socio-éducative et économique d’Haïti.

Aujourd’hui, plus que jamais, l’avenir du pays repose sur l’implication, le dynamisme, le leadership, la discipline et les bonnes compétences de la jeunesse Haïtienne en dehors et à l’intérieur du pays.

 Merci à l’Autre Haïti. Succès et longue vie à toi Osman Jérôme. Haïti te rendra ce grand service.

Jérôme Osman

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Liebster Awards : Jérôme Osman à cœur ouvert !

Via Le bruit du silence (Aphtal Cissé)

Via Le bruit du silence (Aphtal Cissé)

Une nomination, peu importe le prix à remporter, est toujours de grande valeur. Voire que cet honneur ne revient pas à tous. C’est ainsi que cette semaine, j’ai été honoré à deux (2) reprises dans Liebster Blog Awards, définit comme étant le prix du blog aimé.

En effet, la première nomination est de la grande dame caribéenne, Mylène Colmar et la deuxième est de la souriante Nathalie Mbenda Kangami. Deux mondoblogueuses pleines de fougue et de charme.

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, je rappelle que Liebster Awards, est une initiative qui vise entre autres, à parler de soi, et citer ses blogs favoris. Le concept est simple. Le jeu consiste à :

—     Mettre un lien vers le blog qui vous a nommé. Par particularité, pour avoir reçu deux nominations, par conséquent, je mets deux liens : le blog de Mylène et celui de Nathalie.

—     Ecrire onze (11) faits sur moi-même :

1-   Mon prénom OSMAN contient cinq (5) lettres comme dans OSNEL (mon père), OSINA (ma mère), JESUS (mon modèle), HAITI (mon pays) et AMOUR dont je cultive dans le jardin de ma personnalité.

2-   Premier janvier est mon jour favori. Non parce que c’est le premier jour de l’an, mais c’est le jour de ma naissance, et c’est aussi la fête de l’indépendance de mon pays. Soyez pas jaloux hein !

3-   Je suis orphelin de mère depuis sept (7) ans.

4-   Je suis animateur de radio, présentateur de télévision, mais pas trop actif pour le moment.

5-   Je suis étudiant en Psychologie (niveau licence).

6-   Je suis un passionné de l’écriture journalistique et du blogging.

7-   Généralement je lis tout ce qui tombe sous mes yeux.

8-   Souvent on me reproche d’être trop discret.

9-   J’ai un faible penchant pour les belles femmes. A lire mon billet le Corps-Beau et le Regard.

10-               Je suis trop réaliste pour être un rêveur.

11-               Noir est ma couleur préférée. Quand les autres couleurs disparaissent, il ne reste que le Noir. Donc, c’est la synthèse des couleurs.

—     Répondre aux questions de la personne qui vous a mentionné.

Particularité oblige, je partage les réponses entre les interrogations de Mylène et de Nathalie :

1-   Quelle est votre ville préférée ? (Mylène). DESDUNES. C’est un petit bout de terre verdoyante, située au beau milieu du département de l’Artibonite. Elle me rappelle plein de souvenirs de mon enfance. A lire mon billet Je me souviens de cette ville.

2-   Quelle série télévisée a marqué votre jeunesse ? (Mylène). Question embarrassante, vu que je ne suis pas un fan du petit écran. Cependant, je me rappelle avoir été attiré par deux séries télévisées haïtiennes ; Languichatte au XXe siècle et La vi nan bouk la de Papa Pyè.

3-   Comment avez-vous choisi le titre de votre blog ? (Mylène). Par simple imagination. Car aujourd’hui, si c’était possible, je le changerais.

4-   Croyez-vous en la fin du monde ? (Mylène). Partant, je ne crois pas qu’il existe une fin du monde. Car, ce qu’on prétend être la fin du monde, ressemble plutôt à une nouvelle forme de vie. Donc, le monde continuera d’exister encore.

5-   Que préférez-vous : écrire ou compter ? (Mylène). J’adore écrire sur ce qui mérite d’être amélioré et changé.

6-   Pour vous quel est le but de la vie ? (Nathalie). Le but de la vie, c’est de la vivre. Et point final.

7-   Quelle est votre personnalité préférée ? (Nathalie). Jésus. C’est un symbole d’humilité, de sagesse et d’amour. Trois qualités de grandes valeurs dans la vie de tout homme qui se respecte.

8-   Qu’est-ce qui vous a le plus influencé durant votre enfance ? (Nathalie). Je suis d’une famille paysanne. Durant toute mon enfance, j’ai connu la vie campagnarde. La ronde des enfants tous les sous les arbres, la verdure des champs, le football pye atè (pieds nus), toutes ces choses ont, d’une manière ou d’une autre, marqué mon enfance. Je me souviens encore de cette ville.

9-   Que pensez-vous de la modernisation de la société ? (Nathalie). La société est dynamique, donc elle est faite pour être évoluée, modernisée. Cependant, comme la vie en soi, la modernisation a un caractère dualiste. Elle est venue avec son bien et son mal. Donc, le mieux serait de vivre la modernisation telle qu’elle est, tout cherchant à en tirer le meilleur profit possible.

10-               Pour quelles raisons bloguez-vous ? (Natahlie). Je blogue pour ne pas pleurer. Pour dire tout haut ce que certains chuchotent bien bas. Pour m’exprimer. Je blogue, donc Je suis.

11-               Pourquoi avez-vous décidé de répondre à ces questions ? (MC). Parce que Liebster Awards se veut être une forme de vouloir tout savoir et vouloir tout dire.

—     Choisir onze (11) blogs :

1-   L’autre Regard de Tilou. J’adore bien les titres accrocheurs des billets de ce monsieur.

2-   Le blog de William Bayiha. L’humour et l’engagement sont toujours au rendez-vous.

3-   La Cote d’Ivoire au jour le jour de Kahof Suy. Avec les revues de presse de Kofy, je mesure chaque semaine la température sociopolitique de son pays.

4-   Togo-Couleurs de notre ami Charles Lebon. J’adore le ton puritain et la couleur philosophique de certains de ces papiers.

5-    Bribes de vie en Haïti de Gaspard Dorélien.

6-   Tulearenvie, le blog d’Andriamihaja Guénolé. L’un des premiers blogs ayant vite capté mon attention dès mon arrivée sur mondoblog.

7-   Ma Guinée plurielle, le blog d’Alimou Sow. J’adore le ton humoristique de notre confrère.

8-   Le blog d’Anderson Dorvilas. Un ancien camarade de la faculté d’Ethnologie de l’Université d’Etat d’Haïti, qui a un gout très particulier pour la poésie créole.

9-   Castiga riendo mores de David Kpelly. Cet espace n’est plus à présenter.

10-               Blogitude de Salma. J’aime trop ses histoires cocasses.

11-               Carioca plus de Serge Katembera. Quelques titres de son blog paraissent étrangement à ce que je vis aussi en tant qu’étudiant immigre.

 

—     Mes onze (11) questions :

1-   Comment définissez-vous le mot BLOGUER ?

2-   Quel est votre meilleure expérience en tant que blogueur ?

3-   Avez-vous été déjà menacé dans l’exercice de cette activité ?

4-   Avez-vous un modèle dans le blogging ?

5-   D’aprè vous, le blog, peut-il nourrir son homme ?

6-   Quelle est la principale source d’inspiration de vos billets ?

7-   Le blogging, est-il populaire dans votre région ?

8-   Quel est votre livre de chevet, et pourquoi ?

9-   Etes-vous pour le mariage pour tous ? Justifiez votre réponse.

10-               Pensez-vous à une troisième Guerre Mondiale ?

11-               Avez-vous été tenté par le Gangnam style ?

J’espère avoir été à la hauteur des attentes de ceux qui m’ont cité. Big un à notre ami Boukary Konate qui, de loin aussi m’a cité dans sa liste de nomination.

Maintenant, place aux autres de faire tomber les masques.

Jérôme Osman

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La route tue et blesse, les chauffeurs aussi !

Crédit-Photo: HPN

Crédit-Photo: HPN

À deux reprises, sur ce même espace, j’ai évoqué la problématique du transport (en commun) en Haïti. D’ailleurs, ce n’est pas sans raison que, l‘insécurité routière est l’une des premières causes de mortalité en Haïti. Le mauvais état des routes, l’irrégularité des feux tricolores (feux d’embouteillage), et bien sûr l’incompétence de certains conducteurs. Souvent, la vie des passagers se livre entre la main de la Providence.

Saint-Marc, vendredi 3 mai 2013, 8h du matin. Route nationale # 1, j’ai embarqué à bord d’un minibus HIACE en direction de Port-au-Prince. Inhabituellement, ils furent deux autobus à laisser la station à la même heure.

Au cours de la route, les deux appareils gardent un contact intime. Ils roulent à la même vitesse. Au début, ça avait l’air de rien. Mais le décor de la scène n’a pas pris du temps pour être changé.

En effet, d’une simple accélération, les deux chauffeurs se lancèrent dans une course à vive allure. Ce qui a mis en péril la vie des passagers montés a bord des deux véhicules. Malgré des conseils lancés par certains, notre jeune chauffeur a fait la sourde oreille. S’i ne souffre pas de la surdité ?  La compétition a bien duré quelques bonnes kilomètres.

Vous savez ? Les deux chauffeurs voulaient arriver en premier à la gare à  Port-au-Prince. Pourquoi ? Avoir la chance d’effectuer un autre voyage de retour à Saint-Marc. Economie oblige ! Mais où est le syndicat de chauffeurs qui gère cette affaire ? Suivez bien mon regard !

 Accident manqué

Arrivés à Cabaret, soit à quelques minutes de la capitale, on a failli payer chèrement le prix de l’incompétence de notre conducteur. Tentant de devancer l’autre véhicule, il a manqué rentrer dans une mortelle collision avec un container rempli de marchandises, revenant de Port-au-Prince (direction opposée).

Dans un battement de cœur, et comme une seule voix, toute l’enceinte de l’appareil transportant se transforma en un lieu de prière. Tout le monde crie : anmwye, Jezi sove nou (Jésus sauve nous) !

Entre temps, je ne sais par quel manœuvre, le conducteur arriva quand même à réduire la vitesse de l’engin. D’ailleurs, sinon, ce serait tragique. Cependant, le côté gauche de l’autobus a été  quand même frisé par le poids lourd. Heureusement, il n’y a pas eu ni blessé, ni mort. Dieu merci.

Pour économiser quelques Gourdes (la monnaie locale), parfois, certains chauffeurs du transport en commun se défont tout bonnement de la raison. On peut bien se demander, si les hémisphères cérébraux de ces gens ne sont pas endommagés ? Ils ne se soucient point de la vie des passagers. Ils conduisent n’importe comment. Voire que la police routière peine encore à être effective en Haïti.

En 2013, sans mettre de la pression aux autorités, mais je crois, qu’il est de toute urgence d’équiper nos grands tronçons de cameras de vigilance ou de postes de surveillance. Ce qui aiderait bien à contrôler ce que font les chauffeurs. Sinon, la route continue encore à faire des victimes.

Jérôme Osman

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Je blogue, donc Je suis!

Crédit Photo:blog.enova-tech.net/

Crédit Photo:blog.enova-tech.net/

Il y a environ deux (2) ans de ça, non par le fruit du hasard, j’ai fait la connaissance du blogging. Et depuis, comme par incantation, il s’installe dans l’intimité de ma vie quotidienne. Comme si mes idées, mes réflexions, mes projets ne tournent que vers mes blogs, dont l’Autre Haïti en particulier. Un spécialiste du comportement dirait que, je suis «blogaddicté». Car, non seulement j’aime écrire des billets de blog, je cultive aussi le plaisir de lire et de commenter les billets des autres blogueurs.

Sans vous le forcer, vous serez d’accord avec moi que, la vie est faite d’histoires. Toutes sortes d’histoires. Intéressantes ou bouffonnes. Grandes ou petites. Individuelles ou collectives. Et ces histoires sont faites pour raconter, transmettre de génération en génération. Donc, par peu importe le moyen, celui qui est capable de respirer, serait en mesure de parler de sa personne, de son entourage, voire même du monde. Donc, le contraire serait Ne pas Etre.

Avant même mon aventure dans le blogging, écrire (comme le conçoit le plus commun des mortels) a été toujours pour moi une activité de grande passion. Et cela a commencé vraiment tôt. J’écris, j’écris, j’écris sans cesse. En fait, loin de respecter certains principes de l’orthographe et ses bizarreries, j’écris des petites missives à des filles, je fais le portrait des animaux domestiques de la maison. Cependant, à force de grandir, j’ai fini par comprendre que, écrire (comme activité intellectuelle) demande une certaine exigence (orthographique, grammaticale, stylistique…). Ce n’est pas notre ami Nicolas Dagenais qui dirait le contraire. Pour ce, avec mes imperfections humaines, mes limites intellectuelles, je m’efforce toujours à faire mieux pour soigner mes textes.

Avant, j’avais une folle passion pour la poésie. La poésie versifiée bien entendu. En 2004, comme pour répondre aux attentes de ma mère, j’ai publié CRIS DE MON AME. Un opuscule de vers, qui m’a quand même valu une petite popularité. Cependant aujourd’hui, avec une certaine maturité acquise, je me demande si je savais vraiment ce que j’écrivais. Car, en relisant ces textes, sans vous mentir, je faisais tout, sauf poésie. Rires !

Cliquez ici: Des Mots pour les Muax, vous ferez connaissance de quatre (4) poèmes que j’ai publiés, y en a deux (2) ans.

Ecrire donne sens à ma vie !

C’est loin d’accepter que la vie a un sens précis, cependant, L’Homme, toujours à la conquête de son Être, de son Existence, cherche souvent à donner un sens à la vie—à sa vie pour être plus précis. Même si bien souvent, c’est de façon subjective. D’ailleurs, le sens même de la vie se modifie parfois avec le temps. Peut-être que, l’âge amène vraiment la raison ?

Certainement, je ne connais pas les prochaines scènes du théâtre de ma vie, ni quel sens aura-t-elle demain, mais aujourd’hui, jusqu’à preuve du contraire, je sais que le sens de ma vie ne tient qu’à mon stylo et mes claviers ; des outils qui me servent d’appui dans l’éjaculation de mes désirs, de mes points de vue, de mes frustrations.

Disons en clair : si le but de la vie, c’est de la vivre, comme avanceraient certains biologistes, eh bien, je vis la mienne à travers mes billets que j’ai toujours eus le plaisir de partager avec vous sur cet espace et ailleurs.

Ma vie est un blog, dont chaque expérience est un nouveau billet. Vous pouvez ne pas le croire, mais bloguer devient pour moi, ce que la superstition est pour l’Haïtien. Parfois j’écris sans savoir quoi écrire et même pourquoi écrire. Peut-être, c’est ce qui serait justement à la base de cette motivation non stop d’écrire.

Par ailleurs, je sais que, la finalité de certains de mes récits, peut ne pas être ce que certains souhaiteraient lire, mais je suis quand même heureux d’accomplir mon devoir de m’exprimer. Car, le fait de pouvoir bloguer, pour moi, cela sous-entend que je suis, donc j’existe. Et ma vie a un sens !

Jérôme Osman

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Eaux en sachets, Ô inquiétude !

Crédit-Photo: Jérome Osman

Crédit-Photo: Jérome Osman

La question de l’eau potable en Haïti, est un sujet très sensible et complexe à la fois. A Port-au-Prince comme en provinces, la population ne peut pas se payer le luxe de compter sur l’Etat pour remplir ses récipients en eau traitée. D’ailleurs, on peut même se demander quelque part, s’il existe une institution de l’Etat, chargée de régulariser la question de la distribution et de la vente de l’eau potable dans le pays ? Tout le monde se débrouille à sa façon. On boit comme on peut. Donc, quand on ne boit pas ce qu’on doit, on boit ce qu’on a. Et ce, peu importe les risques sanitaires.

Dlo se la vi (l’eau c’est la vie). Ce refrain est très populaire en Haïti. C’est entre autres, une forme de pub, qui sert de mobilisation, invitant les gens à ne pas faire gaspillage de l’eau qui coule dans leurs robinets, et surtout à faire attention aux eaux qu’ils consomment. Car, si l’eau, dans un contexte général se réfère à la vie, dans un autre sens plus restreint, l’eau que l’on consomme peut se coûter aussi la vie. Surtout  quand elle n’est pas bien traitée.

 Invasion des eaux en sachet

Crédit-Photo: Jérome Osman

Crédit-Photo: Jérome Osman

Cela fait quelque temps déjà, on assiste à l’arrivée incessante d’une pléiade de petits sachets d’eau sur le marché commercial local. Des gens, pour la plupart des ados, se promènent sous le soleil des quatre (4) coins du pays avec un sac sur tête ou porté de la main, criant sans cesse dlo pyas, dlo glase. Et parfois, dans un cillement de paupières, le produit est écoulé. A regarder l’ampleur grandissante de cette activité commerciale, on dirait que, la rentrée économique n’est pas si mauvaise pour les producteurs et les marchands.

Certains sont des produits locaux, d’autres sont importés. Ils portent toutes sortes de noms. Et peu importe la marque de fabrique, toutes ces eaux sont scellées « traitées et purifiées par osmose inverse ». Comme pour certifier qu’elles sont potables ?

Entre temps, certains membres de la poplution ont été déjà hospitalisés après avoir seulement consommé quelques gouttes de ces eaux. Mais en réalité, qu’il y a-t-il de véracité dans la qualité de ces produits? A quel contrôle, que ces eaux ont été soumises avant d’être distribuées sur le marché ?, se questionnent certains observateurs. «La distribution incontrôlée de ces eaux représente un menace pour la santé de la population», a lamenté une dame dans un autobus de transport en commun aux Gonaïves.

Distribués à des prix rabattus (soit à 1 GHT, 2 GTH), certains de ces petits sachets d’eau (s’ils sont utiles, font beaucoup de mal que de bien aux consommateurs).

Maintenant à qui la faute ? Aux responsables qui ne font presque rien pour résoudre la problématique de l’eau traitée en Haïti, ou à la population qui se livre à elle-même ? En tout cas, en attendant que les responsables prennent leurs responsabilités pour régler le secteur de l’eau potable en Haïti, la population est invitée à se méfier de l’eau qu’elle consomme, surtout ces eaux en sachets.

A bon buveur, grosses grosses gottes !

Jérôme Osman

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A quoi sert la virginité d’une fille en Haïti ?

Copyright: gandisha

Copyright: gandisha

La société haïtienne serait, en bonne partie, très conservatrice à certaines normes traditionnelles. Hier, la virginité d’une jeune demoiselle était classée dans la catégorie des choses sacrées. Le culte de la virginité a été très rependu sur le pays, notamment dans les milieux ruraux. A l’époque de mon père, qui est la de la génération 60-70, le mec qui se respecte, cherche souvent à se donner en mariage avec une demoiselle, dont la pelouse n’est pas encore foulée par aucun autre joueur. Cela incarna tellement une fierté, un honneur, un respect. Non seulement pour le jeune homme, mais aussi pour la fille et sa famille.

Si pour certains mecs de ma génération, enlever la virginité d’une fille, est une rare occasion dont il ne faut jamais se manquer. Surtout que certaines croyances (haïtiennes) porteraient à croire que la fille reste toujours amoureuse de celui qui l’a dépucelée. Stéréotype ? Continuons notre sujet. Pour d’autres, c’est une lourde responsabilité. Donc, très souvent, ils préfèrent abandonner une relation après avoir appris que la conjointe est encore vierge.

 L’affaire Daphné

Daphné a 22 ans. Au-dessus de son âge, elle parait une jeune dame, fraichement mariée. Elle est d’une gentillesse et d’une élégance très rares. Elle est d’une famille plus ou moins aisée. C’est une fille à parents, ayant grandi sous les yeux vigilants de papa et maman dans lakou bare.

En fait, Daphné, c’est le prénom prêté à cette belle camarade de classe, qui ne s’appelle pas vraiment ainsi. Cette politique, est d’éviter qu’elle soit vitement reconnue par son vrai nom.

En effet, récemment, j’ai eu une longue et frissonnante conversation avec cette collègue étudiante. Elle peinait beaucoup à retenir ses grosses larmes, en me comptant une histoire qui, pour une raison ou une autre a fait monter le taux de mon adrénaline.

Elle est sur le point de rompre avec son amant, après que ce dernier vient de confirmer qu’elle est encore vierge. Et, c’est le deuxième épisode similaire de sa vie de femme en moins de quatre ans. Personnellement ce n’est pas la perte qui m’intrigue dans tout ça, mais c’est plutôt la cause.

Pantelante, au point même d’être déconnectée de son monde, elle m’a avoué que sa virginité était à l’origine de la rupture douloureuse de sa première aventure avec un mec, dont ses parents, trop exigeants ne tolérèrent pas. A cette époque, la demoiselle avait 18 ans, et était sur le point de boucler ses études classiques. Malgré les interdictions formelles de ses protecteurs, elle a courageusement bravé tous les obstacles pour maintenir en vie cette relation, sa toute première. Ils étaient comme Roméo et Juliette, m’a-t-elle ajouté en substance. Mais malheureusement pour elle, ce lien sentimental allait se terminer en queue de poisson. La cause ? Sa virginité.

De cette scène choquante, la jolie gazelle a gardé d’horribles souvenirs. Elle était à quelques pas d’un choc traumatisant. Rien ne lui intéressait. Elle s’est replié dans la coquille de sa souffrance à peine vivable.

Traumatisée, elle a cru pouvoir mener sa petite vie, sans tomber amoureuse de quelqu’un d’autre. Mais qui a dit que : « Le cerveau des femmes est comme une bougie allumée au désert des vents ». En tout cas.

Notre amie a un mec qui lui faisait la cour depuis tantôt deux ans, m’a-t-elle craché avec sa gorge enrouée. Mais toujours choquée par la première scène, elle a dû résister à maintes reprises par peur de ne pas revivre le même cauchemar de John, son premier amour. Cependant, peu de temps après, elle allait finir par tomber sous le charme de Peter, à qui elle sortait depuis quelque temps.

Voulant éviter d’être victime comme dans le premier cas, mademoiselle a explicitement raconté à son chéri qu’elle gardait encore sa virginité de femme. Donc, son surnom est Viergina. Mais, ce dernier, par incrédulité, refusait tout bonnement de croire avant toutes preuves évidentes. Il est très philosophe, hein.

Ses yeux rougis comme le cramoisi, son front suant, son beau visage défiguré, son corps tremblant, sans trop vouloir rentrer dans les moindres faits de son premier rapport sexuel avec son copain, elle m’a dit tout bas qu’elle serait sur le point de perdre son deuxième Adam, toujours pour la même cause ; sa virginité qui, ne lui sert pas pourtant d’honneur, mais de malheur.

Enfin, analysant à la loupe le cas de Daphné, vous vous demandez peut-être, quel espoir pour les   pucelles de ma génération ? Là, c’est le comble du paradoxe. Puisque, pendant que certains repoussent leur conjointe-vierge, d’autres les recherchent avec bougie à la main. Et ce pour fonder un foyer. Ô que j’aime tellement cet aspect de la vie !

Par ailleurs, ce qui est certain dans tout ça, c’est que le mythe de la virginité est censé tomber en Haïti. Donc, les choses anciennes sont passées et voici toutes choses sont devenues autrement.

Osman Jérôme

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Dakar, j’ai raté la formation!

Mondoblog-dakar-2013 (Crédit Photo: Mondoblog)

Mondoblog-dakar-2013 (Crédit Photo: Mondoblog)

Au moment où des tonnes de beaux titres arrivent pour reporter le fameux séjour à Dakar, ce billet peut, ne pas être, celui auquel on s’attendait. Cependant, après une simple lecture, vous comprendrez que, en réalité, je ne pourrais faire mieux que ça.

En effet, même si c’est frustrant, inacceptable, inconsommable ce qui m’était arrivé, mais je ne peux me permettre le luxe de ne pas y revenir. Même pour servir de témoignage.

On connaissait l’info depuis déjà quelque temps. Du 6 au 14 avril 2013, l’équipe de Mondoblog-RFI séjourne au Sénégal, notamment à Dakar pour une semaine de formation pour une cinquantaine de blogueurs de la plateforme. Quelques jours avant la tenue de l’activité, comme la consécration aux Oscars, la divulgation de la liste des 51 blogueurs retenus a fait sensation. Je n’aime pas trop l’expression buzz, mais c’était comme un boom.

Plus de mails secrets. Maintenant tout le monde sait qui on va rencontrer à Dakar, avec qui on posera pour des photos-souvenirs. Bref. Tout le monde en avait hâte de voir tout le monde. Les publications sur Facebook, les tweets servent de témoignages éloquents.

Alors, si vous aviez pu scruter la fameuse liste des 51 privilégiés, vous auriez sans doute remarqué mon nom placé tout juste avant celui de René Jackson. Je remercie une fois de plus les administrateurs de Mondoblog, notamment Ziad d’avoir donc pensé à moi pour cette aventure.

Madame, monsieur, comme tous les autres sélectionnés, j’ai été saisi par une impatience débordante de voir arriver ce jour J. Chaque jour écoulé me parait comme une victoire. L’attente était tout bonnement irrésistible. Cependant, loin de toute espérance, du 6 au 14 avril dernier, j’étais partout, sauf à Dakar avec mes collègues blogueurs.

 Un visa Schengen (inutile)

Mon visa Schengen

Mon visa Schengen

En République Dominicaine, il n’y a pas représentation diplomatique sénégalaise. Donc, pour l’obtention d’un visa sénégalais, je me suis renseigné auprès de l’Ambassade de France à Saint-Domingue. Comme Wilney l’a fait d’ailleurs en Haïti qui, non plus n’a pas de représentation diplomatique sénégalaise.

Tout compte fait, accompagné de ma lettre d’invitation (indiquant clairement où je vais, le motif de mon voyage et la durée du séjour), je me suis rendu à l’Ambassade de France. Comme espéré, on m’a indiqué le processus à suivre. J’ai vite mis les administrateurs de Mondoblog au courant, et ils n’ont pas tardé à m’envoyer les documents nécessaires (billets d’avion, assurance médicale, lieu d’hébergement, entre autres). Sur tous ces papiers, il est dit noir sur blanc que, du 6 au 14 avril, je serai à Dakar (Sénégal).

En effet, mon premier rendez-vous formel à l’Ambassade a été manqué. La faute ? Il se posa un problème avec l’itinéraire de mes vols. Car avant, il était question que je transite par les Etats-Unis et le Maroc. Etant donné que je n’ai pas (encore) un visa américain sur mon passeport, on (la personne qui m’a reçu) m’a dit que, ce ne sera pas possible. Donc, je dois changer de parcours. NB : comprenez bien que la dame qui se tenait debout derrière sa vitre, sache bien quelle a été ma destination finale. A moins que c’était dans ma pensée ?

Sans tarder, le parcours a été modifié. Ce n’est pas sans aucun frais, hein ? Au lieu de New-York, je ferai escale à Paris. Ok. Maintenant, tout est prêt pour un autre rendez-vous à l’Ambassade de France, située à 8h (aller-retour) de ma ville. Mais comme si ce n’est rien. La motivation était bien plus grande.

Jeudi 28 mars, 11h du matin, me voici à nouveau dans ce vaste bâtiment où sont logés les représentants de la diplomatie française en République Dominicaine pour le dépôt de mes pièces. Moins concentré comme avant, j’attendais mon tour. Et c’est arrivé. C’est le monsieur de la dernière fois ?, m’a lancé la même dame. J’ai répondu par un oui bien sec. Vous avez modifié le parcours ? Oui madame (avec un sourire forcé). Permettez-moi vos documents s’il vous plait.

Alors, comme il ne me manquait rien comme documents à soumettre, tout s’était bien passé ce jeudi saint. Et avant de partir, elle m’a filé un reçu, indiquant mon prochain rendez-vous pour venir retirer mon passeport. Chose un peu rare, ce dernier rendez-vous coïncidait au jour même de mon voyage. Mais il n’y avait pas de soucis puisque le rendez-vous était à 9h et le vol à 21h.

Jeudi 4 avril, effectivement on m’a remis mon passeport avec un visa Schengen qui, malheureusement ne m’a servi à rien, sinon occupé (inutilement) une page de mon passeport, qui n’en reste pas trop d’ailleurs. Ce visa Schengen est inutile puisqu’il n’a pas pu me permettre de fouler la terre sénégalaise pour participer avec mes autres amis mondoblogueurs à cette importante semaine de formation d’initiation au journalisme et aux outils numériques. L’Ambassade de France devrait, non seulement m’octroyer le visa Schengen pour le transit en Europe, mais également un visa sénégalais pour le voyage (si vraiment c’était à eux de me le livrer).  Ce qu’on n’a pas fait en tout cas.

 A qui la faute ?

Certes, c’est peut-être difficile à accepter, mais c’est déjà produit. Cependant, loin de chercher à culpabiliser qui conque, mais n’empêche que certains se demandent ; qui serait responsable de cette gaffe ? Aux organisateurs qui m’ont envoyé tous les documents nécessaires ? A moi, qui ai toujours pris le soin d’être à l’heure à tous les rendez-vous, expliqué clairement le but de ma démarche ? Ou aux gens de l’Ambassade qui, semble-t-il n’ont pas compris ou n’ont pas lit probablement mes documents, spécialement la lettre d’invitation ? A vous de faire une idée, hein !

Malgré tout, loin de toute frustration de n’avoir pas pu faire le déplacement, je ne peux pas terminer ce post sans faire un clin d’œil bien mérité à tous ceux (administrateurs de la plateforme et amis mondoblogueurs) qui, depuis Dakar, n’ont cessé de m’envoyer plein de messages de réconfort.

La page de Dakar est tournée, ce n’est partie remise pour une autre occasion. Et l’aventure se poursuit.

Osman Jérôme

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Bienvenue au festival de Saint-Marc

Crédit Photo: Harry Luc

Crédit Photo: Harry Luc

Depuis déjà cinq ans, il est fini par devenir une habitude, que la fête patronale de Saint-Marc se bénéficie d’un festival (de musique). Festival de Saint-Marc. Et cette année encore, à l’ occasion des activités marquant les 318 ans de fondation de la ville, les festivaliers seront bien servis.
En effet, du 19 au 12 avril prochain, la Rue Christophe (fraichement rénovée) accueillera en grande pompe la cinquième édition de cette manifestation socioculturelle, qui se veut une vitrine promotionnelle pour vendre les potentialités touristiques de la cité de Nissage Saget.
Comme par le passé, ce dernier épisode du Festival de Saint-Marc servira de prétexte pour danser au son et aux rythmes d’une dizaine d’artistes et groupes haïtiens de grande renommée.
Par ailleurs, à part le côté festif, les responsabls de HandzUp group veulent aussi profiter de cette occasion pour offrir une série de conférences au profit des jeunes des quatre coins de la ville. Histoire de renforcer la capacité de ces derniers et les inciter également à l’action, à en croire Harry Luc, l’un des organisateurs de cette activité.
Comme pour perpétuer dans la tradition, cette année encore, les organisateurs espèrent que les pèlerins, les festivaliers répondront en masse pour le plein succès de cette manifestation socioculturelle qui ne se produit pas tous les jours.
Joyeux festival, et surtout bonne fête Saint-Marc à tous.

Jérôme Osman

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Embargo électrique !

Via HPN

Via HPN

Sans trop grand risque de me gourer, BlackBerry et Black-out seraient les deux Blacks les plus populaires actuellement en Haïti. S’il vous plait, ne me demandez pas lequel le plus apprécié des deux ? En effet, pour le meilleur et/ou pour le pire, ces deux blacks s’installent confortablement dans les intimes salons d’une bonne tranche de la famille haïtienne.

Cependant, dans ce nouveau billet, on ne va pas revenir sur le phénomène BBM, on s’attardera plutôt sur ce rationnement d’énergie électrique qui est très, voire trop courant en Haïti. Situation qui, semblerait-il n’est pas sur le point d’être améliorée. Et ce, en dépit de diverses promesses de l’actuel gouvernement.

En Haïti, comme dans tous les pays du monde, il y a une instance qui s’occupe de la gestion et de la distribution de l’énergie électrique. Ici, elle porte le nom de l’EDH, définit comme Électricité d’Haïti. Cependant, ironiquement, l’institution se fait changer de nom par la population qui la qualifie de BD’H (Black-out d’Haïti). Donc, comprenez bien que, cette boite publique, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, a failli à sa mission.

En ville comme à la campagne, à Port-au-Prince comme en provinces, la popularité du phénomène black-out  n’a rien à envier au tube planétaire Gangnam Style. L’Electricité d’Haïti (EDH) ne répond vraiment pas à ses tâches. Et quand, entre l’EDH et les membres de la population, le courant ne passe pas, ça donne tout bonnement des manifs. Parfois de haute tension, suivant l’intensité des mécontentements.

A l’instar d’une bonne partie du territoire national, la ville de Saint-Marc n’est pas exempte de cette pénible situation. Certains quartiers de la ville restent parfois une semaine sans qu’une ampoule électrique soit allumée dans la maison des abonnés de l’ED’H. Ces derniers qui, malgré cet état de fait, doivent continuer à payer pour l’odeur de ce service, dont ils ne perçoivent presque pas.

La situation est critique. La sortie de l’impasse parait un défit de grande taille. En effet, pour vivre dans cet embargo électrique, la population, selon le niveau économique des gens, court à d’autres moyens : groupe électrogène, panneaux solaires pour les plus capables. Lampes à kérosène, bougies pour les plus faibles. L’Haïtien aime vivre. Mais dans la lumière.

Électricité 24/24, tel a été le miracle promis récemment par l’actuelle équipe gouvernementale. Comme si le peuple n’en a pas assez de ces promesses. Heureusement la population commence par avoir les yeux ouverts. Donc, ne se laisse plus duper par des paroles tafia des responsables-irresponsables. Au fait, loin de demander à ED’H de se rappeler de son devoir, mais je pense que, le problème de l’énergie électrique est trop courant en Haïti.

Osman Jérôme 

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