Archives mensuelles : mai 2012

« Pour le drapeau, pour la patrie » : Mourir, est-il toujours beau ?

Drapeau haitien
Drapeau haïtien

 Dans tout pays qui se respecte, le drapeau national revêt d’une dimension  symbolique de fierté, de dignité et de souveraineté. Il en est bien aussi pour l’hymne national qui, très souvent, est un appel à la fraternité, au patriotisme, à l’héroïsme, entre autres.

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Mon Pied, mon Cauchemar !

Que servira-t-il à un homme de posséder toute la terre s’il arrive à perdre sa santé? N’a-t-on pas toujours dit que la santé vaut mieux que la richesse. En effet, beauté, longévité, prospérité, « dollarité »…, notre vie, ne se mesure-t-elle pas à l’état de notre santé?

Traditionnellement, la santé se définit comme une absence de maladie qui, pour sa part est associée à des sensations de malaise, de douleur, de fièvre, etc. Ces symptômes qui ont une influence directe sur l’organisme, déterminent la capacité fonctionnelle de l’individu. Cependant, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) va plus loin que cette courante approche, en associant au concept  santé « l’état absolu du bien être physique, mental y social du sujet, et non la seule absence de maladie ». Donc, la santé, dans le sens global du mot, exige un bon équilibre de notre état physique et de notre état psychologique. Les deux forment un cercle, duquel dépend la bonne ou la mauvaise qualité de notre santé.

En fait, tenant compte de ce qui est dit plus haut, je vis depuis quelques années, loin d’une santé robuste. Tout a commencé en 2005, quand un petit quelque chose, apparemment identifié comme un kyste, se pointait lentement sous la cheville de mon pied gauche. A la même année, je m’en suis fait opérer.

Suite à cette petite intervention chirurgicale, tout semblait aller pour le mieux, car peu de temps après, je reprends avec mes activités scolaires, sportives, le foot en particulier.

Cependant, contrairement à ce que spéculaient les gens, spécialement mes proches, il ne s’agissait pas d’un simple kyste, mais plutôt  d’un fibrome dermique, dû à une blessure mal soignée. Oui !, même si cela remonte un peu loin dans mon enfance, mais je m’en souviens encore comme si c’était hier, quand j’ai été estropié ce matin-là par le clou d’une toupie avec laquelle je jouais. Je me rappelle avoir versé du sang comme un porc, égorgé vif à l’abattoir.

Comme un coup de tonnerre dans unn ciel serein, un an et demi après l’opération, je ressens une forte douleur au pied, qui laisse pressentir que le fibrome dermique qu’on m’a enlevé est sur le point de récidiver. J’ai été rapidement revoir le médecin traitant. Cependant, au grand dam de mes attentes, il m’a tristement annoncé que ce cas dépasse ses compétences, tout en me conseillant d’aller voir ailleurs pour me faire soigner.

Nouvelle accablante, situation frissonnante, mais il n’y a pas mieux à faire : une nouvelle expérience avec les bistouris.

Nous sommes au début du mois de juin de 2008, ville des Gonaïves, hôpital La Providence, je suis soumis à une deuxième intervention chirurgicale, en guise d’être disponible pour préparer mon entrée à la fac, après avoir bouclé mes études classiques, en 2007.

Alité pendant quelques mois, je me récupère lentement jusqu’à être sur mes pieds, en  reprenant mes activités quotidiennes. Je suis rentré à l’université, j’ai repris mes émissions de radio et de télé, etc. Cependant, vu l’ampleur de la cicatrice, devenue très boursouflée, je ne pouvais plus toucher au ballon.

En 2009, après avoir passé une année à la faculté d’Ethnologie de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), j’ai été obligé de laisser le pays à destination de la République Dominicaine en vue de continuer avec mes études en Psychologie.

Cependant, peu de temps après avoir déposé mes valises sur le sol voisin, la douleur me revient timidement au pied, et comme l’a malheureusement prévu mon dernier médecin traitant, la cicatrice commence à s’élargir jusqu’à me rendre inactif dans mes activités scolaires, objectif principal de ma présence ici.

J’ai été à plusieurs hôpitaux de la région Nord du pays, mais toutes les tentatives demeuraient sans succès. Biopsie, analyse aux laboratoires, rien n’a prouvé que les médecins contactés fussent capables de s’occuper de mon cas, qui se dégénère après chaque nouveau soleil. Ce n’est qu’en juillet 2010, que l’un des médecins m’a référé à l’un des  plus grands centres dermatologiques du pays.

Comme on pouvait s’y attendre, une fois arrivé à l’ «Instituto Dermatológico y Cirugía del Piel » (Institut Dermatologique et de Chirurgie de la Peau », on m’a vitement proposé à une nouvelle intervention chirurgicale, pour ensuite me soumettre à un traitement, en vue de me trouver une solution à ce problème, qui dure déjà trop.

Aux premières heures de ce lundi 3 août 2010, les bistouris étaient  encore au rendez-vous sous la cheville de mon pied gauche, devenue enlaidie sous les effets insupportables de ces interventions répétées.

Des pilules, des injections, des crèmes, des médicaments, je me récupère petit à petit jusqu’à être prêt pour reprendre le chemin de la « Universidad Tecnológica de Santiago » (UTESA), où j’étudie la Psychologie.

Vu les frontières de différences, existant entre les deux premières interventions, que j’ai subies en Haïti et celle réalisée en République Dominicaine, je méditais déjà une guérison définitive. Mais c’était loin de la réalité, puisque prochainement ton blogueur est attendu à un centre hospitalier pour une nouvelle intervention chirurgicale, sans doute la dernière, pour finir avec cette situation trop critique, qui me barre la route à l’accomplissement de mes projets.

Un fait nouveau. Maintenant, il ne s’agit ni de kyste, ni de fibromme dermique, mais d’une cicatrice CHELOIDE.Une cicatrice chéloïde est bénigne, non contagieuse et généralement accompagnée de fortes démangeaisons, voire de douleurs vives ; sa texture évolue dans le temps. Dans les cas les plus graves, elle peut affecter le mouvement de la peau. (Wikipédia)

Quoiqu’il en soit, ne t’inquiètes pas pour moi, le corps, très chétif, peut ne pas être en mesure à faire face à cette nouvelle expérience sur une table chirurgicale, mais crois-moi le mental est bien disposé. Et je crois que tout se passera bien au nom de Dieu.

NB : si vous connaissez certains médicaments anti-chéloïdes, n’hésitent même pas à m’en informer, si cela vous plait.

Osman Jérôme

Haïti en mode BBM

 

« Le monde est la communication« . Presque tout le monde connait par cœur ce bout de phrase, lourd de sens et de signification. En effet, on vit une époque où tout est pratiquement tourné sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication. D’ailleurs, les outils n’en manquent point : internet, réseaux sociaux, téléphones portables, tout pour le rapprochement des gens. Peu importe leurs origines, leur culture, leur race, leur classe et leur couleur.

Il fût un temps, communiquer via téléphone portable en Haïti était un luxe, réservé à une certaine classe. Cela coûtait tellement. Mais avec l’évolution du temps et la concurrence du marché des téléphonies mobiles dans le pays, aujourd’hui quelqu’un peut se permettre le droit de posséder plusieurs téléphones portables, et tous de grandes marques. Voire que l’haïtien cultive un certain goût du beau. Raison pour laquelle, peut-être que, tout ce qui est à bon marché, parait parfois comme peu de valeur aux yeux de mes frères et sœurs. En tout cas, fermons rapidement cette petite parenthèse esthéticienne pour rentrer dans notre sujet principal.

Depuis quelque temps, BlackBerry MessengerBBM pour les plus branchés, est rentré comme par enchantement dans la longue liste des outils de communication technologique, par laquelle les gens se communiquent, le monde se connecte, et devient ce petit village que nous habitons, tous.

Qui ne rêve pas d’un BB ?

Actuellement en Haïti, minime soit le taux des gens, qui ne caresse pas l’idée de se procurer de son fameux BBM pour mieux communiquer, mais également pour se mettre à la mode, en répondant à une exigence sociale. Car aujourd’hui, celui qui n’a pas son PIN activé chez un fournisseur de la place, est technologiquement vu comme un démodé.

Il est de jour en jour plus courant, que les gens ne s’intéressent plus à votre numéro de téléphone, sinon qu’au code de votre PIN-BBM. « C’est quoi, ton PIN déjà ?», c’est le nouveau refrain technologique, avec lequel dont on commence à se familiariser quotidiennement.

A l’instar de FacebookTwitter ou autres réseaux sociaux sur internet bien connus, le BlackBerry Messenger crée une petite société dans la société. Avec son PIN, on est connecté à une catégorie bien déterminée, on est à la mode, on est branché, quoi.

Conséquences

Incontestablement, les responsables de Research In Motion  (RIM), le constructeur canadien du BlackBerry a apporté quelque chose de neuf dans la vie des individus, spécialement dans leurs façons de communiquer. En plus de placer et de recevoir des appels, le BB offre toute une gamme de services extraordinaires, captant l’attention de la clientèle. Ce qui fait probablement sa popularité à travers le monde, même s’il faut tout de même reconnaître aujourd’hui, par rapport à ce qu’offrent ses grands concurrents sur le marché mondial, la bête commence à perdre sérieusement du poil sur sa peau. Bref, passons.

Avec son BlackBerry, on est connecté, on est vu. Cependant, comme la dualité exige que le bien et le mal marchent de paire, ce nouvel outil de communication, qui est en passe de se transformer en un véritable phénomène de société, a sans doute certaines répercussions négatives sur la vie des gens qui, parfois se laissent démesurément transporter par la joie de communiquer en tous temps et en tous lieux : combien d’accidents de circulation ont déjà eu lieu, combien de services religieux, sont déjà perturbés, combien de réunions d’affaires importantes, sont déjà gâchées par l’utilisation à outrance du BBM ? Combien de couples déjà brisés, à cause que le pauvre mec ne peut offrir un BB à sa copine ? Combien de nos jeunes filles, ayant déjà gratuitement livré leur entre-cuisses à un quelconque en échange d’un BB ?

Il y a deux mois de ça, un ami m’a confié, qu’il a raté les examens d’une session d’université pour se payer un BBM. Alors, imaginez-vous, combien de sessions de classe, déjà sacrifiées dans cette même logique d’évolution.

Entre le besoin de communiquer luxueusement et celui de s’intégrer au club « Le m’as-tu vu”, le BlackBerry devient une nécessité sociale pour certaines gens. BBM au volant, au travail, dans les salles de classe, sur les autels des églises, le virus contagieux, transmettant la fièvre de ce moyen de communication n’épargne ni l’âge, ni sexe, ni classe, tout le monde est contaminé. Tout le monde désire en avoir un, parfois par quelque soit le moyen. Et, voilà pourquoi, celui qui s’affiche publiquement avec son BB dans certaines zones de la capitale haïtienne risque de se faire attaquer par des bandits. Les habitués du Champ-de-Mars en témoigneraient mieux que moi.

Comme diraient les musiciens de Fresh-up, à travers cette chanson vidéoclipée, que je vous invite à apprécier ci-dessous, le BlackBerry Messenger est un « Bout Bagay Malè ». Avoir son BB pour toujours rester connecter avec ses proches, ses amis, c’est plus que bien, mais son utilisation devrait au moins une priorité du propriétaire.

Terminons ce billet avec ce BBM, cette chanson vidéoclipée  de Fresh-up:

Osman Jérôme