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Destination Amani-y Beach

Amanani-y Beach (c) Osman
Amanani-y Beach (c) Osman

Dans certaines régions du monde, dont les Caraïbe en particulier, en cette période estivale, où la température porte à croire que le soleil se rapproche de plus en plus de la terre, les plages deviennent les endroits préférés des touristes, qui cherchent à s’échapper du vacarme et de la pollution des grandes métropoles. Et parlons de plages justement, de jolies plages si vous me permettez cette précision, en Haïti ce ne sont pas des adresses qui manquent. Au contraire, nous en avons qui restent jusqu’à présent inexploitées.

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Balade dans une ville noctambule

Vie nocturne à Saint-Marc, Haïti (c) Osman
Vie nocturne à Saint-Marc, Haïti (c) Osman

Grâce à l’abondance de ses divertissements nocturnes, Saint-Marc se fait une réputation de ville sans sommeil. En semaine ou en week-end, il y a toujours une affiche qui attire les friands des grandes foules. Ainsi, la ville sort de la monotonie des soirées ordinaires.

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Cinq raisons de passer mes vacances en Haïti

Amani-y Beach à Saint-Marc / Osman Jérôme

C’est déjà la moitié du mois de juillet. La température, les bals, les festivals, les voyages, la période estivale bat son plein. Se déconnecter du boulot ou des études, c’est le désir de chaque professionnel, de chaque étudiant, soucieux de sa détente. D’ailleurs, qui n’aimerait pas profiter de quelques jours de congé, surtout en été ? Le temps de se ressourcer un peu.

En effet, si beaucoup sont déjà partis en vacances, d’autres sont encore indécis quant aux destinations à prendre. Quant à moi, quoiqu’un peu tardif, mon choix est fait ; je pars pour quelques jours en Haïti.

Alors, en cinq points, voici les raisons de ma destination :

  • Ma famille. Étudiant immigrant nostalgique. Au début de chaque session, je m’assure de bien noter le calendrier des épreuves finales. Ainsi, je m’arrange tôt pour retrouver la famille et les amis en Haïti. Les uns et les autres sont toujours heureux de me revoir, l’occasion pour tous de consolider nos liens affectifs. Attachement familial.

    Mon petit frère (Rodmanson) et moi, derrière nos lunettes de soleil. © Osman
    Mon petit frère (Rodmanson) et moi, derrière nos lunettes de soleil. © Osman
  • La nourriture. En Haïti, une fierté très répandue, fait l’apologie de la cuisine haïtienne comme étant la meilleure au monde. Je ne suis pas atteint par cet orgueil, mais je n’ai pas encore goûté d’autre plat étranger, me permettant de me délecter comme les mets haïtiens. Des mets connus pour leurs saveurs épicées. Bon appétit à tous.

    Pendant ce temps-là, je mange en pleine rue à Port-au-Prince. © Osman
    Pendant ce temps-là, je mange en pleine rue à Port-au-Prince. © Osman
  • Les plages. Après les traditionnels cultes et messes, les visites familiales, la journée du dimanche en Haïti est ouverte à d’autres activités, dont la plage en particulier. D’ailleurs, ce ne sont pas les adresses qui manquent, surtout à Saint-Marc. Quand j’y suis de passage, je ne peux m’empêcher la baignade, un sacré moment : exposition au soleil, course sur le sable sans oublier d’admirer les vagues de ce morceau de mer d’Amani-Y beach, qui invite toujours à la nage. Adieu fatigue.

    Amani-Y beach (Saint-Marc) © Osman
    Amani-Y beach (Saint-Marc) © Osman
  • Le tourisme local. D’habitude, peu importe la courte durée de mon séjour en Haïti, je m’assure toujours d’être en mesure d’aller visiter au moins un site touristique ou historique. Ainsi, je ne laisserai pas le privilège aux étrangers de connaître mieux que moi l’histoire du Palais Sans Souci à Milot, ou celles des Forts Jacques et Alexandre, plantés sur les collines de Kenscoff. À la découverte de mon pays.

    Les ruines du palais Sans Souci (Milot) © Osman
    Les ruines du palais Sans Souci (Milot) © Osman
  • Les activités nocturnes. S’il y a une chose qu’on me reproche parfois quand je suis en Haïti ; c’est d’être trop noctambule. De plus, que faire, quand on est de passage à Saint-Marc, une ville réputée « sans sommeil » ? En tout cas, j’ai plus de dix-huit ans, j’assume. Et puis, en passant, je peux vous dire qu’en saisons estivales, les sorties nocturnes font souvent bonne recette.

    Quand l’instant est à la danse (Saint-Marc) © Osman
    Quand l’instant est à la danse (Saint-Marc) © Osman

Enfin,  à part quelques points à mettre sur certains i, tout est fin prêt pour ces nouvelles vacances dans mon Haïti chérie. L’affection familiale, la saveur des plats, le bleu de la mer, le tourisme local, les sorties nocturnes, ça s’annonce bien pour ces quelques jours de congé.

Et vous, pour quelles raisons partirez-vous en vacances en Haïti ? Où partirez-vous en vacances ?

Osman Jérôme

Récit d’une grossesse précoce annoncée

Crédit ©Paola Grau-l’Autre Haïti
Crédit ©Paola Grau-l’Autre Haïti

Derrière chaque récit recèle un message, dont le sens est parfois difficile à saisir. Certaines histoires sont faites pour être racontées. Non parce qu’elles sont séduisantes. Mais juste pour servir de témoignage. Ainsi, l’anecdote qui suit n’est pas du genre de billet que vous allez siroter avec grand élan de joie et d’humour. Au contraire. Malgré tout, je tiens tout de même à en parler. Car les pierres ne le feront jamais à ma place.

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Quand je marche dans la vallée de l’Artibonite…

Savane désolée-Crédit photo: Osman Jérôme
Savane désolée-Crédit photo: Osman Jérôme

Haïti, géographiquement, c’est 27 750 km2 reparties en 10 départements. Chaque département a ses cotations et ses potentialités. En termes de superficie et de population, l’Artibonite, dont la production rizicole a fait la célébrité, est l’un des plus vastes. Si ce n’est pas le plus grand ?

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La « détente » est un droit sacré

Crédit photo: Osman Jérôme
Crédit photo: Osman Jérôme

Que sert-il à un homme de passer toute sa vie à travailler sans un temps de délassement ? Pas de concentration, sans distraction, m’a dit un jour un prof. Et depuis, plus conscient qu’avant, j’essaie toujours de faire l’équilibre du temps entre mes sessions d’études et mes heures de décontraction.

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Saint-Marc et son nouveau visage

Place Philippe Guerrier-Crédit photo : Walkens Pierre-Louis
Place Philippe Guerrier-Crédit photo : Walkens Pierre-Louis

Sur la carte géographique d’Haïti, Saint-Marc n’est plus à présenter. En matière de loisirs, d’hospitalité et de commerce, cet arrondissement placé au cœur du département de l’Artibonite a déjà fait son nom.

La ville est située à environ une centaine km de Port-au-Prince. Un port commercial très fréquenté, des plages qui séduisent, des équipes de foot qui s’imposent, des sites historiques à visiter, des week-ends de spectacle, la cité de Nissage Saget a toujours été une destination touristico-commerciale très prisée.

Cependant, loin de toutes ces potentialités, la capitale du bas-Artibonite souffre pendant long temps d’un manque d’infrastructure qui ne fait point honneur à sa réputation.

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Saint-Marc et ses chaînes de télévision, quel gâchis

Crédit photo :antennes-wagner-ardennes.fr
Crédit photo :antennes-wagner-ardennes.fr

Certaines situations appellent à la conscience. D’autres suscitent la réflexion. En effet, après le cas des stations de radio évoqué ici, cela fait bien des temps que j’ai l’idée de partager avec vous ce titre, dont le contenu est consacré à l’invasion pour le moins inquiétante d’une série de chaînes de télévision à Saint-Marc.

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Quand la bande FM est saturée à Saint-Marc

Image: .igeneration.fr

Nous sommes à une époque où tout est campé sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, les TICs pour les plus branchés. Un monde où les gens restent toujours sur la soif de se communiquer, de se former et de s’informer. En fait, s’informer devient tout bonnement une seconde nature pour l’Homme constitué. Internet, radiodiffusion, télédiffusion, magazines, journaux, etc. Les moyens ne manquent surtout pas.

Malgré certains retards accumulés par rapport à ce qui fait dans les grandes sociétés, la communication via les médias de masse connaît depuis quelque temps des progrès considérables en Haïti. En dépit de certaines lacunes très à l’haïtienne, certaines de nos grandes chaines médiatiques gardent un niveau très professionnel.

En Haïti, la lecture des journaux imprimés n’est pas trop populaire  comme le phénomène «zokiki» l’est aujourd’hui, à moins que ce soit l’affaire d’une minorité «zwit».

Donc, il est évident que la radio comme médium d’information, de formation et de distraction soit très prisée. A défaut de ne pas pouvoir ou de ne pas vouloir se procurer d’un numéro de Le Nouvelliste ou de Le Matin (les deux principaux quotidiens du pays). Pour s’informer de l’actualité, estimer la température sociopolitique du pays et celle du monde entier, , les gens ont le plus souvent recours à leur récepteur radiophonique. En ville ou à la campagne, presque tout le monde aime être à l’écoute de la radio pour s’informer des derniers «zen».

Surtout que certains Haïtiens ont toujours tendance à faire foi évangélique à ce qui est dit à la radio qu’ailleurs. « C’est à la radio oui, que j’ai entendu cette info ». Comme quoi, tout ce qui est dit à la radio est biblique. Ce qui n’est jamais le cas, en tout cas.

Saint-Marc, c’est la deuxième ville du département de l’Artibonite. Certaines informations feraient croire que c’est la première ville de province haïtienne en matière de radiotélédiffusion. Si cette flatteuse approche reste à prouver par des investigations objectives, la Cité de Nissage Saget peut-être fière d’avoir produit plusieurs voix, très appréciées dans le paysage médiatique en Haiti. Je me garde le droit de ne pas citer des noms qui me viennent à l’esprit pour ne pas susciter de la jalousie.

Pour une population estimée en 2009 à 242 485 habitants, la ville compte environ une quarantaine de fréquences radiophoniques dont certaines sont plus écoutées que les autres.

Si par hasard un jour, vous serez de passage sur  la ville, je vous laisse cette liste de fréquences, qui vous permettra d’identifier plus facilement la radio dont vous êtes à l’écoute : Radios : Shékina 92.7, Jérusalem 91.7, Apocalypse 91.1, Notre-Dame, Réalité 105.3, News 94.3, Caravelle 102.1, Gémini 101.3, Delta 105.7, Tête à Tête 102.9, Atlantic 97.1, Dynamic 93.7, LJS 100.5, RCH 96.7, Max 104.5, Option Plus 94.7, Mise Star 97.5, Mégalaxy 106.9, Triomphe 92.1, Lakay 99.3, Milenium3 99.9, Dynastie 107.7, Sensation 89.7, l’Union 97.9, Zénith 102.7, Saint-Marc 104.9, Alpha 106.1, Continental 107.3, Amazone 98.5, Vérité 97.1, Evolution Inter, Voix du Salut 102.3, Mélomane, Sisco 88.1, Régional 106.7, Compétence 2000 90.3, Vision 95.5, Dolgui P International 103.3, Sonic 96.3, Freedom 90.7, Carida fm 88.5

A l’antenne !

Parler de ce qu’on écoute et de ce qui est diffusé sur les ondes de la majorité de ces radios (si je me permets d’utiliser le concept), renvoie tout bonnement à la grivoiserie complète. De l’expression la plus obscène à la musique la plus vile, nos opérateurs et nos animateurs ne nous épargnent de rien. C’est la médiocrité mise à l’antenne. Et croyez-moi bien si vous voulez, le contraire serait étonnant, car le concept radio dont je vous parle ici ne se définit bien souvent qu’à une chambrette mal aérée, une console, un ou plusieurs microphones. Point final.

Et bien souvent, à l’exception d’une dizaine (si je ne fais pas trop de pitié), ce sont des émetteurs qui sont allumés au gré de leur propriétaire et suivant la distribution du courant sur la ville. Donc, aucune programmation, aucune norme, aucune structure. Tout se fait dans l’amateurisme le plus avilissant.

Par ailleurs, combien de ces stations de radio sont reconnues par le CONATEL (Conseil National des Télécommunications)?, étant l’instance de l’Etat, responsable d’attribuer des fréquences selon des normes. Si cette interrogation demeure pendante, cependant légale ou illégale, chacune de ces boites à musiques ont leurs auditeurs.

En effet, en dépit de beaucoup d’efforts consentis par certains patrons de ces radios, qui se sacrifient pour garder le niveau, mais on dirait que la force de la médiocrité des autres est beaucoup plus puissante. Donc, on ne peut pas s’empêcher d’être inquiet quant au demain de la radiodiffusion  à Saint-Marc.

D’ailleurs, pendant qu’on assiste à cette bousculade de fréquences sur la FM (fréquence modulée), d’autres noms sont annoncés dans les coulisses: Explosion FM, Romance FM, Kolezepòl, Magnum FM etc…

Souhaitons de tout cœur que ce ne sera pas pour aggraver cette plaie déjà trop béante, mais améliorer cette situation, qui dure trop. Car la radio peut-être toujours bénéfique pour la population, autant qu’elle reste fidèle à sa mission d’informer, de former et distraire, sinon elle risque de déformer la pensée des individus quand on lui attribue autres définitions.

Osman Jérôme