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MINUSTAH : une Mission de Paix et de Peur !

Via noticiassin.com
Via noticiassin.com

Entre la paix et la peur, grande est tellement l’écart qu’il serait difficile d’imaginer, de concevoir une cohabitation des deux ensemble. Mais le caractère dualiste du monde, exige que le bonheur et le malheur partagent le même lit, le bien et le mal boivent dans le même verre, l’amour et la haine habitent le même cœur. D’ailleurs, on a même avancé que “ Toute chose existe par son contraire“.

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3 raisons pour ne pas changer ses devises en pleine rue à Port-au-Prince

Entre le formel ou l’informel, parfois on se demande lequel est normal ici, tant que la façon de faire de certains ne répond pas très souvent à aucune norme, ne respecte aucune règle. L’Haïtien fonctionne parfois dans un « Je m’en-foutisme » agressif et aveugle qui met en péril sa propre vie et celle des autres. Comme la vente des nourritures et les médicaments sur les trottoirs, l’achat et la vente des devises étrangères se font aussi en pleine rue.

By Trisku (collection privée de Trisku)

Outre les services de change offerts par les Banques commerciales et les maisons de transfert d’argent, il y aussi des maisons particulières, appelées « Bureau de Change » où l’on achète et revend les devises étrangères. Dollar américain, Dollar canadien, Euro, Peso dominicain, je cite donc les plus connues. Parallèlement aux Banques, aux maisons de transfert et aux Bureaux de change, on retrouve également les « cambistes ». C’est un groupe de jeunes garçons regroupés aux coins de certaines rues, bien souvent accompagnés d’un paquet de Dollars et de Gourdes (la monnaie locale) et une calculatrice.

Dans les Banques et les maisons de transfert, on achète et vend les monnaies étrangères selon le taux standard du marché de change local. Dans les Bureaux de change, c’est presque similaire, mais parfois avec une poussière d’augmentation dans l’achat, suivant le Bureau ou du montant de la transaction. Cependant, aux coins des rues, où fonctionnent les « cambistes », c’est un peu différent. Pour l’achat de tes  jolis « billets verts », on t’offre toujours un petit quelque chose de plus par rapport au taux normal du marché de change. Raison, pour laquelle sans doute que, plus d’un préfèrent se pointer vers eux au détriment des Banques, des Maisons de transfert et des Bureaux de change pour vendre leurs devises.

Et le péril dans tout ça…

Ici en Haïti, dans certaines grandes villes, pour mieux préciser, s’exhiber en pleine rue avec son porte-monnaie garni, c’est comme accepter volontairement de porter sa tête à l’abattoir. Changer son argent sur les trottoirs est un grand danger ayant déjà fait des victimes. Un risque auquel il ne faut pas s’habituer, si on ne veut pas se faire attaquer et déposséder de sa poche.

Il peut y avoir d’autres raisons, mais dans ce billet je te soumets les trois que je crois  être  importantes :

Première raison

Tout d’abord, dans l’environnement où fonctionnent ces acheteurs de devises, opèrent fréquemment des bandits masqués, difficiles à identifier. Un assassin ayant assisté de près ou de loin à ta transaction, peut te suivre jusqu’à la porte de ton domicile pour te déposséder de ton avoir. Souvent, ces actes affreux se produisent en pleine rue même.

Deuxième raison

Ensuite, il y a le phénomène de « faux billets« , qui est très courant en Haïti. Donc, pour tes vrais Dollars ou Euros, tu peux rentrer chez toi avec la poche pleine, mais de faux billets. Le temps de retourner à faire ta réclamation, le « cambiste » qui se trouvait au coin de la rue x, déjà n’est plus. Maintenant, où tu vas porter plainte, où tu vas te plaindre ? Sous le drap ton lit sûrement, pour avoir été suffoqué d’étonnement.

Troisième raison

Enfin, il y a ce troisième facteur, auquel moi personnellement je n’accorde pas trop d’importance pour bien des raisons, mais qui renvoie au fond à une réalité typique, qui existe dans notre société ; c’est celle de la sorcellerie ou de la magie. Ha !, tu ne vas pas croire. Tu as fait ta transaction dans la meilleure des simplicités. Le mec te remet tout ton argent bien compté, mais une fois arrivé chez toi, il te manque la moitié. Pire, parfois ta bourse ou ta poche est retrouvée vide comme un tronc d’arbre évidé. C’est très rependu ici, et plein de gens ont déjà payé les frais.

Que ces petits conseils te soient bénéfiques et pour ta poche et pour ta vie, car à la recherche d’une gourde de plus, tu peux tout perdre. A bon lecteur, prudence !

Osman Jérôme

Deux ans après, Port-au-Prince pleure et plaît encore

 

Un marché sous les débris du 12 janvier 2012 (Haïti) © Osman J.
Un marché sous les débris du 12 janvier 2012 (Haïti) © Osman

Port-au-Prince, 12 janvier 2010, la terre a tremblé. La ville s’est effondrée. Elle tremble. Elle tremble encore et la capitale est sous les décombres. Des gens sur des bétons. Des bétons sur des gens. Personne ne bouge. La danse est macabre.

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Haïti reçoit Corneille pour la Noël

Corneille (C) http://www.artsetculture.ca
Corneille (C) http://www.artsetculture.ca

Les conditions économiques restent toujours précaires pour la grande majorité de la population. Cependnt, entre des affiches les unes plus alléchantes que les autres, les fêtes de fin d’année s’annoncent déjà grandioses en Haïti, notamment à Port-au-Prince. Pour la Noël, soit  18 décembre prochain, l’interprète de « seul au monde » est attendu au Parc historique de la Canne à sucre pour un concert. Entre-temps, l’annonce dans les médias ne suscite pas encore trop d’engouement.

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