Archives du mot-clé Port-au-Prince

Port-au-Prince: dangereusement sous les débris du 12 janvier

Un marché sous les débris du 12 janvier 2012 (Haïti) © Osman J.
Un marché sous les débris du 12 janvier 2010 (Haïti) © Osman J.

Plus de quatre ans après le puissant séisme du 12 janvier 2010, physiquement, Port-au-Prince porte encore les cicatrices du drame. Des maisons fissurées par-ci, des décombres par-là, la reconstruction est lente.

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Top 10 des plus belles photos de mon Smartphone

Derrière chaque photo, se cache une valeur esthétique. Des petits détails  parfois difficile à saisir par nos sens physiques.

Pour ceux qui s’y connaissent, la photographie est un art. C’est toute une passion pour les images.

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Haïti : ce que l’on retiendra du Carnaval des fleurs ?

 Carnaval des Fleurs à Port-au-Prince/Crédit photo : Tilou Jean Paul
Carnaval des fleurs à Port-au-Prince/Crédit photo : Tilou Jean Paul

Petit pays, grandes festivités. Du 27 au 29 juillet 2014, les friands des grandes foules ont été une fois encore servis. Des chars allégoriques. Des décibels à hauts débits. Des corps en sueur. Des hanches en mouvement. Des bousculades musclées. Port-au-Prince a piaffé pour oublier ses déboires.

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Champ-de-Mars : le trottoir a son charme

Champ-De-Mars, Port-au-Prince(Haïti) : Crédit photo © Osman Jérôme
Champ-De-Mars, Port-au-Prince(Haïti) : Crédit photo © Osman Jérôme

Nouveau titre, nouvelle destination. Pour ce nouveau billet, je vous emmène avec moi au Champ-de-Mars, quelque part  au cœur de Port-au-Prince. Ici, la vie a son sens. La chaleur humaine est contagieuse. Le divertissement est à revendre. Le charme y est. Tout simplement.

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Des feux d’embouteillage !

Traffic Light par masochismtango, via Flickr CC
Traffic Light par masochismtango, via Flickr CC

A l’instar de presque toutes les capitales du monde en posture inélégante, Port-au-Prince est une ville surpeuplée, surchargée et parfois même débordée. Dans les transports privés comme dans les transports publics, les gens s’évacuent à leurs activités quotidiennes. Outre les égouts à ciel ouvert, les petits marchands qui occupent anarchiquement les rues, les tas d’immondices qui entravent bien souvent le bon fonctionnement de la circulation, depuis quelque temps, les feux tricolores se mêlent  de la partie. Et c’est de la tracasserie. Rouler en voiture dans certaines zones de la capitale haïtienne devient un art. Un art triste.

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Port-au-Prince sans cinéma !

Ciné Capitol: Photo de:forumhaiti.org

Le cinéma c’est toujours mieux au cinéma″. Donc, on n’est nulle part si bien pour regarder ou assister à une projection d’un film que dans une salle de cinéma.

Dans toutes sociétés constituées, le cinéma est une expression artistique de haute valeur. En tant que tel, le cinéma déniche des talents, crée des emplois, génère des fonds, mais exige aussi de l’investissement.

Comme partout ailleurs dans le monde, nous autres en Haïti, nous avons (nous avions) notre industrie cinématographique, dont l’historicité est remontée à l’apparition même de celle-ci dans les autres pays.

Fin des années 90-début des années 2000 fut une époque retentissante, florissante pour le cinéma haïtien. Des longs et des court-métrages de bonne qualité, des projections à succès, des nominations dans des festivals internationaux, des prix par-ci, des récompenses par-là. C’était une belle période pour le septième art. Nos salles de projection ne se passent pas un mois sans de nouvelles affiches. Notamment à Port-au-Prince, où parfois on était dans l’embarras du choix de savoir où aller. Les cinéphiles étaient bien gâtés.

Cap à la une, Cicatrices, La peur d’aimer, Barikad, Protège-moi, Millionnaire par erreur, Le vent du désir, I love You Anne, La rebelle, Vocation, Sonson, La victime, Alelouya, Le président a-t-il le sida, Cousines, Chomeco pour ne mentionner que ceux qui me viennent tout juste en mémoire. Que de films qui, pour une raison ou une autre ont créé des longues files, causé des embouteillages, suscité des émotions, des délires et des folies intenses dans les différentes salles de ciné du pays, particulièrement dans la capitale.

En effet, depuis quelque temps, on assiste à une dégradation vertigineuse de l’industrie cinématographique locale. Les feux clignotent aux rouges. La situation est critique. Cinéastes abandonnés, absence de production, fermeture des salles de projection, cinéphiles déconnectés…le cinéma haïtien est à son point mort.

Aujourd’hui à Port-au-Prince, il n’existe aucune salle de projection équipée depuis que les responsables de Loisirs S.A ont procédé à la fermeture de  Capitol et de Impérial, deux plus grandes salles de ciné du pays (durant ces dernières années.)

En fait, on peut se demander, qu’est-ce qui peut-être à l’origine de cette dégradation du cinéma haïtien ? Et comment peut-on redresser la pente ? A ces interrogations, Handy Tibert, acteur très populaire dans le milieu a répondu : «Le Cinéma Haïtien est une industrie avec des problèmes assez complexes. Cette perte de vitesse s’explique tout d’abord par le fait que l’industrie en elle-même n’a pas pu tenir face aux coûts de la production. En Haïti le cinéma n’a jamais été subventionné, ce qui a causé un relâchement dans la qualité des films qu’on produisait récemment.
Ensuite est venu s’ajouter la prolifération des chaines de télévision en Haïti, et surtout qui ne respecte rien en termes de droit d’auteur et de qualité des films étrangers surtout qu’elles diffusent
», a lamenté l’acteur vedette de Barikad.

«Redresser la barre ne sera pas chose facile, mais on peut commencer par fournir l’accès aux films dans des salles appropriées. Ainsi le consommateur sera plus ou moins soulagé. Mais l’industrie du cinéma, tout comme dans les autres pays demande une prise en charge de l’Etat haïtien. Le Secteur privé a certainement sa partition à jouer, mais l’Etat est le premier concerné qui doit soutenir une industrie créatrice d’emplois et génératrice de revenue pour le pays», a conseillé le jeune cameraman.

Une capitale de Port-au-Prince sans salles de cinéma où les jeunes ont plutôt tendance à se tourner vers le «Raboday» et du «zokiki», on doit vite agir pour cicatriser la plaie.

Bon, il y a encore de l’espoir, puisque récemment on a annoncé les réhabilitations du ciné Triomphe et de Rex Théâtre. C’est plus qu’une bonne nouvelle. Cependant, dorénavant, l’Etat haïtien doit commencer par s’impliquer dans le cinéma, car ce dernier, en plus d’être un art, mais c’est aussi une source de divertissement et de loisir pour une jeunesse, qui en a tant besoin.

Osman Jérôme

Port-au-Prince à l’ère de «Toulèbagay» !

Crédit Photo: Culture 509

J’appartiens à cette génération dont les jeunes sont des friands des nouveautés, des accros aux slogans de la rue. Ici en Haïti, on s’adepte facilement aux néologismes qui envahissent agressivement notre parler du quotidien.  Sans être trop branché, parfois, il m’arrive inconsciemment à faire usage de ces nouveaux slogans pour m’exprimer avec mes potes. En tout cas, c’est vraiment loin d’être un péché.

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