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Mondoblog-Abidjan: ce que vous ne savez pas des blogueurs

MondoblogAbidjan
MondoblogAbidjan: Crédit photo Mondoblog.org

Toutes choses ont une fin. Certes. Mais, on dirait que certaines  viennent trop vite. La formation de Mondoblog à Abidjan est terminée. Pour une raison ou une autre, le séjour à Grand Bassam aurait dû être plus long, estiment certains.

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Vers une dépréciation de la radio en Haïti

Crédit photo : Lens Vital pour Music509 online radio
Crédit photo : Lens Vital pour Music509 online radio

La radio est un média important. Je ne vous l’apprends pas. Malgré la grande influence de l’Internet dans le partage et de la consommation de l’information, elle n’a pas pourtant tout perdu de sa valeur en termes d’écoute.

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Saint-Marc et ses chaînes de télévision, quel gâchis

Crédit photo :antennes-wagner-ardennes.fr
Crédit photo :antennes-wagner-ardennes.fr

Certaines situations appellent à la conscience. D’autres suscitent la réflexion. En effet, après le cas des stations de radio évoqué ici, cela fait bien des temps que j’ai l’idée de partager avec vous ce titre, dont le contenu est consacré à l’invasion pour le moins inquiétante d’une série de chaînes de télévision à Saint-Marc.

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Quand la bande FM est saturée à Saint-Marc

Image: .igeneration.fr

Nous sommes à une époque où tout est campé sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, les TICs pour les plus branchés. Un monde où les gens restent toujours sur la soif de se communiquer, de se former et de s’informer. En fait, s’informer devient tout bonnement une seconde nature pour l’Homme constitué. Internet, radiodiffusion, télédiffusion, magazines, journaux, etc. Les moyens ne manquent surtout pas.

Malgré certains retards accumulés par rapport à ce qui fait dans les grandes sociétés, la communication via les médias de masse connaît depuis quelque temps des progrès considérables en Haïti. En dépit de certaines lacunes très à l’haïtienne, certaines de nos grandes chaines médiatiques gardent un niveau très professionnel.

En Haïti, la lecture des journaux imprimés n’est pas trop populaire  comme le phénomène «zokiki» l’est aujourd’hui, à moins que ce soit l’affaire d’une minorité «zwit».

Donc, il est évident que la radio comme médium d’information, de formation et de distraction soit très prisée. A défaut de ne pas pouvoir ou de ne pas vouloir se procurer d’un numéro de Le Nouvelliste ou de Le Matin (les deux principaux quotidiens du pays). Pour s’informer de l’actualité, estimer la température sociopolitique du pays et celle du monde entier, , les gens ont le plus souvent recours à leur récepteur radiophonique. En ville ou à la campagne, presque tout le monde aime être à l’écoute de la radio pour s’informer des derniers «zen».

Surtout que certains Haïtiens ont toujours tendance à faire foi évangélique à ce qui est dit à la radio qu’ailleurs. « C’est à la radio oui, que j’ai entendu cette info ». Comme quoi, tout ce qui est dit à la radio est biblique. Ce qui n’est jamais le cas, en tout cas.

Saint-Marc, c’est la deuxième ville du département de l’Artibonite. Certaines informations feraient croire que c’est la première ville de province haïtienne en matière de radiotélédiffusion. Si cette flatteuse approche reste à prouver par des investigations objectives, la Cité de Nissage Saget peut-être fière d’avoir produit plusieurs voix, très appréciées dans le paysage médiatique en Haiti. Je me garde le droit de ne pas citer des noms qui me viennent à l’esprit pour ne pas susciter de la jalousie.

Pour une population estimée en 2009 à 242 485 habitants, la ville compte environ une quarantaine de fréquences radiophoniques dont certaines sont plus écoutées que les autres.

Si par hasard un jour, vous serez de passage sur  la ville, je vous laisse cette liste de fréquences, qui vous permettra d’identifier plus facilement la radio dont vous êtes à l’écoute : Radios : Shékina 92.7, Jérusalem 91.7, Apocalypse 91.1, Notre-Dame, Réalité 105.3, News 94.3, Caravelle 102.1, Gémini 101.3, Delta 105.7, Tête à Tête 102.9, Atlantic 97.1, Dynamic 93.7, LJS 100.5, RCH 96.7, Max 104.5, Option Plus 94.7, Mise Star 97.5, Mégalaxy 106.9, Triomphe 92.1, Lakay 99.3, Milenium3 99.9, Dynastie 107.7, Sensation 89.7, l’Union 97.9, Zénith 102.7, Saint-Marc 104.9, Alpha 106.1, Continental 107.3, Amazone 98.5, Vérité 97.1, Evolution Inter, Voix du Salut 102.3, Mélomane, Sisco 88.1, Régional 106.7, Compétence 2000 90.3, Vision 95.5, Dolgui P International 103.3, Sonic 96.3, Freedom 90.7, Carida fm 88.5

A l’antenne !

Parler de ce qu’on écoute et de ce qui est diffusé sur les ondes de la majorité de ces radios (si je me permets d’utiliser le concept), renvoie tout bonnement à la grivoiserie complète. De l’expression la plus obscène à la musique la plus vile, nos opérateurs et nos animateurs ne nous épargnent de rien. C’est la médiocrité mise à l’antenne. Et croyez-moi bien si vous voulez, le contraire serait étonnant, car le concept radio dont je vous parle ici ne se définit bien souvent qu’à une chambrette mal aérée, une console, un ou plusieurs microphones. Point final.

Et bien souvent, à l’exception d’une dizaine (si je ne fais pas trop de pitié), ce sont des émetteurs qui sont allumés au gré de leur propriétaire et suivant la distribution du courant sur la ville. Donc, aucune programmation, aucune norme, aucune structure. Tout se fait dans l’amateurisme le plus avilissant.

Par ailleurs, combien de ces stations de radio sont reconnues par le CONATEL (Conseil National des Télécommunications)?, étant l’instance de l’Etat, responsable d’attribuer des fréquences selon des normes. Si cette interrogation demeure pendante, cependant légale ou illégale, chacune de ces boites à musiques ont leurs auditeurs.

En effet, en dépit de beaucoup d’efforts consentis par certains patrons de ces radios, qui se sacrifient pour garder le niveau, mais on dirait que la force de la médiocrité des autres est beaucoup plus puissante. Donc, on ne peut pas s’empêcher d’être inquiet quant au demain de la radiodiffusion  à Saint-Marc.

D’ailleurs, pendant qu’on assiste à cette bousculade de fréquences sur la FM (fréquence modulée), d’autres noms sont annoncés dans les coulisses: Explosion FM, Romance FM, Kolezepòl, Magnum FM etc…

Souhaitons de tout cœur que ce ne sera pas pour aggraver cette plaie déjà trop béante, mais améliorer cette situation, qui dure trop. Car la radio peut-être toujours bénéfique pour la population, autant qu’elle reste fidèle à sa mission d’informer, de former et distraire, sinon elle risque de déformer la pensée des individus quand on lui attribue autres définitions.

Osman Jérôme

″Radio-télé″, un nouveau format dans les médias haïtiens : pour le meilleur ou pour le pire ?

Via microphonefrancophonecom.webself.net
Via microphonefrancophonecom.webself.net

Dans nos sociétés actuelles, s’informer occupe une place prépondérante dans le menu quotidien des gens. On veut tout le temps être branché de la moindre info qui domine l’atualité nationale, voire mondiale. Ce, à quelque soit espace abandoné du gloge que se trouvent les individus. Donc, restant toujours sur la soif de savoir comment va le monde, la présence des médias dans nos vies est d’une valeur inestimable.

Former, informer et distraire, telle est la principale mission à laquelle la presse locale essaie tant bien que mal à se tenir avec les moyens et les ressources disponibles. La radio, la télévision, les magazines, les revues, les sites web, la communauté médiatique haïtienne s’efforce à s’accomoder aux exigences du temps pour offrir ses services à la population.

A Port-au-Prince (capitale du pays) comme dans certaines grandes villes de province,  le long cadran de la bande FM (fréquence modulée) est quasiment saturé. Les fréquences livrées ou non autorisées par le CONATEL (Conseil National des Télécommunications) se multiplient quotidiennement sur tout le territoire national.

Sur les ondes de ces quelques dizaines de fréquences reconnues ou pas, populaires ou non, toutes catégories de programmes sont disponibles, toutes sortes d’émissions sont diffusées à toutes les heures de la journée et de la nuit : politique, sociale, éducative, santé, etc., il y a pour toutes les oreilles.

Une heure de lanterne allouée sur les ondes des plus connues de ces dites stations est très coûteuse. Majoritairement privés, dans la plupart des cas, ces médias  fonctionnent au dépend des contrats publicitaires, parfois très juteux paraphés avec des entreprises, institutions, (privées et publiques) désirées de promotionner leurs services et leurs produits à un public plus élargi. De ce fait, pas même besoin de porter des verres si vous êtes myope ou presbyte pour analyser et comprendre le profit tiré par les patrons de ces organes de presse, qui, pour la grande majorité d’entre eux ne vivent que de cette activité, dont ils jugent souvent pas trop rentable ou bénéfique ; vérité ou mensonge ! Secret des dieux. Mais ce qui est certain, pendant qu’ils s’en plaignent d’une rentrée pas trop intéressante de cette activité, la quasi-totalité de ces hommes et femmes des radios haïtiennes nourrissent chacun l’idée d’avoir une chaine de télévision en complémentarité avec la fréquence radiophonique déjà acquise.

En effet, ce format radio-télé, en germe depuis quelque temps dans le paysage médiatique local, semble aujourd’hui arrivé à sa phase active.  La plupart des grandes stations de radio de la capitale et de certaines grandes villes du pays émet dorénavant sur leur propre fréquence de VHF (très hautes féquences) ou UHF (ultra hautes fréquences). La liste est longue, mais on peut tout de même mentionner quelques unes, peut-être les plus connues :

Radio-télé Caraïbes (94.5, chaine 22), Port-au-Prince

Radio-télé Eclair (100.5, chaine 4), Port-au-Prince

Radio-télé Super star (102.9, chaine 68), Port-au-Prince

Radio-télé Vasco (93.7, chaine 50), Port-au-Prince

Radio-télé Ginen (92.9, chaine 69), Port-au-Prince

Radio-télé Antilles (93.3, chaine 42), Port-au-Prince

Radio-télé Métropole (100.1, chaine 52), Port-au-Prince

Radio-télé Méga star (93.7, chiane 60), Port-au-Prince

Radio-télé Indigène (88.9, chaine 54), Port-au-Prince

Radio-télé Lumière (97.7, chaine 24), Port-au-Prince

Radio-télé Soleil (105.7, chaine 25)

Radio-télé Zénith (102.5, chaine 26), Port-au-Prince

Radio-télé Galaxie (104.5, chaine 68), Port-au-Prince

Radio-télé Vénus (104.3, chaine 5), Cap Haïtien

Radio-télé New Star (97.3, chaine 13), Gonaïves

Radio-télé Provinciale (99.9, chaine 9), Gonaives

Radio-télé Dynastie (107.7, chaine 9), Saint-Marc

Radio-télé Dynamic (93.7, chaine 3), Saint-Marc

Radio-télé LJS (100.5, chaine 7), Saint-Marc

Radio-télé Power (94.5, chaine 8), Ouanaminthe pour ne citer que celles-là.

La grille de programmation de ces nouvelles chaines de télédiffusion n’affiche presque rien de nouveau si non la retransmission d’une pléiade d’émissions diffusées sur les plus grandes chaines internationales. L’apparition de cette nouvelle formule ″radio-télé, est ce pour multiplier le nombre restreint des émissions socio-éducatives dans les médias ?, s’interrogent certains. Ou, est ce pour accroître le profit des patrons en quête de nouveaux horizons économiques en vue de bien assurer leurs bourses?, inquiètent d’autres plus sceptiques. Si ces questions restent encore pendantes, cependant, un fait est certain, outre la rentrée des publicités radiophoniques, les directeurs des ces radio-télés font désormais des recettes pour des promotions audiovisuelles.

Osman Jérôme

Qui parle à la radio en Haïti?

(C) pixabay.com
(C) pixabay.com

Selon certains dictionnaires, dont LAROUSSE ou LE PETIT ROBERT, le journaliste est défini  comme quelqu’un « qui s’occupe de l’information dans un système de média ». Donc, un journaliste est celui « qui fait, qui publie ou qui collabore à la rédaction d’un journal ». De là viennent rédacteur, présentateur, reporteur, chroniqueur, correspondant, éditorialiste, nouvelliste, publiciste. Le tout,  formant des maillons de la grande chaîne journalistique œuvrant pour le compte d’un quelconque média.

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