Archives pour la catégorie Art

Destra Jean Wilter : tout pour la cause de l’évangile

Destra Jean Wilter (C) DJW
Destra Jean Wilter (C) DJW

Si la proclamation de l’évangile est le cadet souci de certains chrétiens, probablement en manque d’intérêt à sauver d’autres âmes, cependant pour d’autres, beaucoup plus conscients de la mission confiée dans Mathieu 28: 18, cela devient une passion, une mission à laquelle ils ne veulent pas s’en passer. Ainsi, sous une forme ou une autre, ces hommes et ces femmes d’église s’impliquent dans presque toutes les activités, visant à promouvoir la parole du Seigneur dans leurs communautés respectives. Chanteur, promoteur de spectacles évangéliques, Destra Jean Wilter est un nom de plus en connu dans le milieu évangélique à Saint-Marc, où il évolue dépuis une dizaine d’années.

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Rutshelle Guillaume, une « Rebelle » au sommet

Crédit : compte Twitter de Rutshelle Guillaume

‌ »Plus jamais, plus jamais de peur, plus jamais, plus jamais de pleurs. Je suis épuisée, c’est assez. Je n’ai pas à baisser les yeux, je n’ai rien volé. Je n’ai pas à baisser la tête, je n’ai pas triché » […]. Madame, Monsieur, ces paroles ne sont pas de moi. Elles sont du premier couplet de « Victorious« , soit le premier morceau du nouvel album de Rutshelle Guillaume, fraîchement sorti sur les plateformes en ligne. Sans y être allée avec le dos de la cuillère, avec une rage à peine voilée, d’une voix pleine d’émotions, c’est avec ces mots que la très populaire chanteuse haïtienne a ouvert son deuxième opus, paru sous la couverture de « Rebelle ». Un titre qui ouvre déjà une belle voie à toutes sortes de polémiques, surtout dans une société haïtienne suspendue au sensationnel. D’ailleurs, si pour certains observateurs, le titre éponyme de l’opus s’apparente à une forme de provocation assumée, d’autres y voient plutôt une démarche très significative. Ces gens tiennent comme argument des incidents ayant marqué la vie sentimentale de l’artiste durant ces deux dernières années. Et à ce point, même l’intéressée lui-même n’est pas d’avis contraire.

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Top 10 des plus belles photos de mon Smartphone

Derrière chaque photo, se cache une valeur esthétique. Des petits détails  parfois difficile à saisir par nos sens physiques.

Pour ceux qui s’y connaissent, la photographie est un art. C’est toute une passion pour les images.

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Darline Desca : de la musique « À plein temps »

Photo de profil de Darline Desca sur Facebook: https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1380389835555762&set=a.1380389825555763.1073741825.100007542758757&type=1&theater
Photo de profil de Darline Desca sur Facebook

« La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée ». Ce grand monsieur qu’on appelle Platon, à qui on doit cette citation, a vu juste. Bon, il faut dire en passant qu’il n’est pas le seul philosophe à avoir compris l’importance de la musique dans l’épanouissement émotionnel de l’être humain. Et que dirions-nous de l’illustre Friedrich Nietzsche qui, dans sa vision des choses, ne conçoit pas la vie sans la musique. Que vive la musique hein !

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Tabou Combo, 45 ans de phénomène musical

Tabou Combo-Source:  http://www.taboucombo.com/
Tabou Combo-Source: http://www.taboucombo.com/

Contrairement aux autres catégories, nous devons l’admettre que, la musique est peu représentée sur cet espace. Nonobstant, quand on s’y met, les sujets valent bien de l’intérêt.  Ainsi, dans ce nouveau billet, nous allons parler, non sans un morceau de fierté, de Tabou Combo ; groupe mythique de la musique haïtienne. Pourquoi pas celle du monde entier? D’ailleurs, Tabou a presque fait les cinq continents.

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JJR avec sa médaille-Crédit photo: page fans de Jean Jean Roosevelt

Jeux de la Francophonie: consécration en or pour Jean Jean Roosevelt

Jean Jean Roosevelt-Crédit photo:haitinews2000
Jean Jean Roosevelt-Crédit photo:haitinews2000

Du 7 au 15 septembre 2013, la 7eme  édition des Jeux de la Francophonie se tient à Nice, en France. Plusieurs états, dont Haïti y sont représentés. Tous partent à la recherche des médailles, de l’or surtout.

Malgré des difficultés pour le voyage, la délégation haïtienne n’a pas démérité sa participation. Notamment avec cette médaille d’or remportée par Jean Jean Roosevelt dans la catégorie « chanson ».

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Un « DictionnArt » pour le journalisme en Haïti

« dictionnArt »: Page de couverture
« dictionnArt »: Page de couverture

À chacun son métier. À chaque métier son langage. Le journalisme, comme toutes autres activités professionnelles a son propre jargon. Donc, il y a une manière de s’exprimer, une façon de faire.

Être journaliste exige une certaine formation liée à ce domaine. En Haïti, certains sont conscients, d’autres s’en narguent royalement. Et comme ça, on est tombé dans un charlatanisme insupportable.

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Port-au-Prince sans cinéma !

Ciné Capitol: Photo de:forumhaiti.org

Le cinéma c’est toujours mieux au cinéma″. Donc, on n’est nulle part si bien pour regarder ou assister à une projection d’un film que dans une salle de cinéma.

Dans toutes sociétés constituées, le cinéma est une expression artistique de haute valeur. En tant que tel, le cinéma déniche des talents, crée des emplois, génère des fonds, mais exige aussi de l’investissement.

Comme partout ailleurs dans le monde, nous autres en Haïti, nous avons (nous avions) notre industrie cinématographique, dont l’historicité est remontée à l’apparition même de celle-ci dans les autres pays.

Fin des années 90-début des années 2000 fut une époque retentissante, florissante pour le cinéma haïtien. Des longs et des court-métrages de bonne qualité, des projections à succès, des nominations dans des festivals internationaux, des prix par-ci, des récompenses par-là. C’était une belle période pour le septième art. Nos salles de projection ne se passent pas un mois sans de nouvelles affiches. Notamment à Port-au-Prince, où parfois on était dans l’embarras du choix de savoir où aller. Les cinéphiles étaient bien gâtés.

Cap à la une, Cicatrices, La peur d’aimer, Barikad, Protège-moi, Millionnaire par erreur, Le vent du désir, I love You Anne, La rebelle, Vocation, Sonson, La victime, Alelouya, Le président a-t-il le sida, Cousines, Chomeco pour ne mentionner que ceux qui me viennent tout juste en mémoire. Que de films qui, pour une raison ou une autre ont créé des longues files, causé des embouteillages, suscité des émotions, des délires et des folies intenses dans les différentes salles de ciné du pays, particulièrement dans la capitale.

En effet, depuis quelque temps, on assiste à une dégradation vertigineuse de l’industrie cinématographique locale. Les feux clignotent aux rouges. La situation est critique. Cinéastes abandonnés, absence de production, fermeture des salles de projection, cinéphiles déconnectés…le cinéma haïtien est à son point mort.

Aujourd’hui à Port-au-Prince, il n’existe aucune salle de projection équipée depuis que les responsables de Loisirs S.A ont procédé à la fermeture de  Capitol et de Impérial, deux plus grandes salles de ciné du pays (durant ces dernières années.)

En fait, on peut se demander, qu’est-ce qui peut-être à l’origine de cette dégradation du cinéma haïtien ? Et comment peut-on redresser la pente ? A ces interrogations, Handy Tibert, acteur très populaire dans le milieu a répondu : «Le Cinéma Haïtien est une industrie avec des problèmes assez complexes. Cette perte de vitesse s’explique tout d’abord par le fait que l’industrie en elle-même n’a pas pu tenir face aux coûts de la production. En Haïti le cinéma n’a jamais été subventionné, ce qui a causé un relâchement dans la qualité des films qu’on produisait récemment.
Ensuite est venu s’ajouter la prolifération des chaines de télévision en Haïti, et surtout qui ne respecte rien en termes de droit d’auteur et de qualité des films étrangers surtout qu’elles diffusent
», a lamenté l’acteur vedette de Barikad.

«Redresser la barre ne sera pas chose facile, mais on peut commencer par fournir l’accès aux films dans des salles appropriées. Ainsi le consommateur sera plus ou moins soulagé. Mais l’industrie du cinéma, tout comme dans les autres pays demande une prise en charge de l’Etat haïtien. Le Secteur privé a certainement sa partition à jouer, mais l’Etat est le premier concerné qui doit soutenir une industrie créatrice d’emplois et génératrice de revenue pour le pays», a conseillé le jeune cameraman.

Une capitale de Port-au-Prince sans salles de cinéma où les jeunes ont plutôt tendance à se tourner vers le «Raboday» et du «zokiki», on doit vite agir pour cicatriser la plaie.

Bon, il y a encore de l’espoir, puisque récemment on a annoncé les réhabilitations du ciné Triomphe et de Rex Théâtre. C’est plus qu’une bonne nouvelle. Cependant, dorénavant, l’Etat haïtien doit commencer par s’impliquer dans le cinéma, car ce dernier, en plus d’être un art, mais c’est aussi une source de divertissement et de loisir pour une jeunesse, qui en a tant besoin.

Osman Jérôme