BIC en Recto-vèso

Couverture de « Recto Vèso » © Page Facebook de Bic Tizon Dife

Couverture de « Recto-vèso » © Page Facebook de Bic Tizon Dife

Dans une industrie musicale haïtienne polluée par la médiocrité du plus grand nombre, il n’est pas toujours facile de distinguer l’ivraie du bon grain. Cependant, comme tout ce qui brille n’est pas l’or, la créativité finira toujours par avoir raison de la facilité.

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Darline Desca : de la musique « À plein temps »

Photo de profil de Darline Desca sur Facebook: https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1380389835555762&set=a.1380389825555763.1073741825.100007542758757&type=1&theater

Photo de profil de Darline Desca sur Facebook

« La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée ». Ce grand monsieur qu’on appelle Platon, à qui on doit cette citation, a vu juste. Bon, il faut dire en passant qu’il n’est pas le seul philosophe à avoir compris l’importance de la musique dans l’épanouissement émotionnel de l’être humain. Et que dirions-nous de l’illustre Friedrich Nietzsche qui, dans sa vision des choses, ne conçoit pas la vie sans la musique. Que vive la musique hein !

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Tabou Combo, 45 ans de phénomène musical

Tabou Combo-Source:  http://www.taboucombo.com/

Tabou Combo-Source: http://www.taboucombo.com/

Contrairement aux autres catégories, nous devons l’admettre que, la musique est peu représentée sur cet espace. Nonobstant, quand on s’y met, les sujets valent bien de l’intérêt.  Ainsi, dans ce nouveau billet, nous allons parler, non sans un morceau de fierté, de Tabou Combo ; groupe mythique de la musique haïtienne. Pourquoi pas celle du monde entier? D’ailleurs, Tabou a presque fait les cinq continents.

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Jeux de la Francophonie: consécration en or pour Jean Jean Roosevelt

Jean Jean Roosevelt-Crédit photo:haitinews2000

Jean Jean Roosevelt-Crédit photo:haitinews2000

Du 7 au 15 septembre 2013, la 7eme  édition des Jeux de la Francophonie se tient à Nice, en France. Plusieurs états, dont Haïti y sont représentés. Tous partent à la recherche des médailles, de l’or surtout.

Malgré des difficultés pour le voyage, la délégation haïtienne n’a pas démérité sa participation. Notamment avec cette médaille d’or remportée par Jean Jean Roosevelt dans la catégorie « chanson ».

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Un « DictionnArt » pour le journalisme en Haïti

« dictionnArt »: Page de couverture

« dictionnArt »: Page de couverture

À chacun son métier. À chaque métier son langage. Le journalisme, comme toutes autres activités professionnelles a son propre jargon. Donc, il y a une manière de s’exprimer, une façon de faire.

Être journaliste exige une certaine formation liée à ce domaine. En Haïti, certains sont conscients, d’autres s’en narguent royalement. Et comme ça, on est tombé dans un charlatanisme insupportable.

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Port-au-Prince sans cinéma !

Ciné Capitol: Photo de:forumhaiti.org

Le cinéma c’est toujours mieux au cinéma″. Donc, on n’est nulle part si bien pour regarder ou assister à une projection d’un film que dans une salle de cinéma.

Dans toutes sociétés constituées, le cinéma est une expression artistique de haute valeur. En tant que tel, le cinéma déniche des talents, crée des emplois, génère des fonds, mais exige aussi de l’investissement.

Comme partout ailleurs dans le monde, nous autres en Haïti, nous avons (nous avions) notre industrie cinématographique, dont l’historicité est remontée à l’apparition même de celle-ci dans les autres pays.

Fin des années 90-début des années 2000 fut une époque retentissante, florissante pour le cinéma haïtien. Des longs et des court-métrages de bonne qualité, des projections à succès, des nominations dans des festivals internationaux, des prix par-ci, des récompenses par-là. C’était une belle période pour le septième art. Nos salles de projection ne se passent pas un mois sans de nouvelles affiches. Notamment à Port-au-Prince, où parfois on était dans l’embarras du choix de savoir où aller. Les cinéphiles étaient bien gâtés.

Cap à la une, Cicatrices, La peur d’aimer, Barikad, Protège-moi, Millionnaire par erreur, Le vent du désir, I love You Anne, La rebelle, Vocation, Sonson, La victime, Alelouya, Le président a-t-il le sida, Cousines, Chomeco pour ne mentionner que ceux qui me viennent tout juste en mémoire. Que de films qui, pour une raison ou une autre ont créé des longues files, causé des embouteillages, suscité des émotions, des délires et des folies intenses dans les différentes salles de ciné du pays, particulièrement dans la capitale.

En effet, depuis quelque temps, on assiste à une dégradation vertigineuse de l’industrie cinématographique locale. Les feux clignotent aux rouges. La situation est critique. Cinéastes abandonnés, absence de production, fermeture des salles de projection, cinéphiles déconnectés…le cinéma haïtien est à son point mort.

Aujourd’hui à Port-au-Prince, il n’existe aucune salle de projection équipée depuis que les responsables de Loisirs S.A ont procédé à la fermeture de  Capitol et de Impérial, deux plus grandes salles de ciné du pays (durant ces dernières années.)

En fait, on peut se demander, qu’est-ce qui peut-être à l’origine de cette dégradation du cinéma haïtien ? Et comment peut-on redresser la pente ? A ces interrogations, Handy Tibert, acteur très populaire dans le milieu a répondu : «Le Cinéma Haïtien est une industrie avec des problèmes assez complexes. Cette perte de vitesse s’explique tout d’abord par le fait que l’industrie en elle-même n’a pas pu tenir face aux coûts de la production. En Haïti le cinéma n’a jamais été subventionné, ce qui a causé un relâchement dans la qualité des films qu’on produisait récemment.
Ensuite est venu s’ajouter la prolifération des chaines de télévision en Haïti, et surtout qui ne respecte rien en termes de droit d’auteur et de qualité des films étrangers surtout qu’elles diffusent
», a lamenté l’acteur vedette de Barikad.

«Redresser la barre ne sera pas chose facile, mais on peut commencer par fournir l’accès aux films dans des salles appropriées. Ainsi le consommateur sera plus ou moins soulagé. Mais l’industrie du cinéma, tout comme dans les autres pays demande une prise en charge de l’Etat haïtien. Le Secteur privé a certainement sa partition à jouer, mais l’Etat est le premier concerné qui doit soutenir une industrie créatrice d’emplois et génératrice de revenue pour le pays», a conseillé le jeune cameraman.

Une capitale de Port-au-Prince sans salles de cinéma où les jeunes ont plutôt tendance à se tourner vers le «Raboday» et du «zokiki», on doit vite agir pour cicatriser la plaie.

Bon, il y a encore de l’espoir, puisque récemment on a annoncé les réhabilitations du ciné Triomphe et de Rex Théâtre. C’est plus qu’une bonne nouvelle. Cependant, dorénavant, l’Etat haïtien doit commencer par s’impliquer dans le cinéma, car ce dernier, en plus d’être un art, mais c’est aussi une source de divertissement et de loisir pour une jeunesse, qui en a tant besoin.

Osman Jérôme

Richie, un musicien de « klass »

Jean Hérard Richard (Richie)

Ingéniosité, dextérité, créativité, virtuosité, originalité… Les mots ne sont pas trop flatteurs pour présenter Jean-Hérard Richard aka Richie, l’un des plus talentueux musiciens que le Kompa Direct, la musique dansante haïtienne, a connu durant ces vingt dernières années. Richie, un nom qui, après 12 ans d’exercice musical professionnel s’inscrit déjà en grandes lettres dans le panthéon des figures emblématiques de la musique locale. Ce qui lui a valu l’estime de toute une génération, de tout un peuple.

Capois très fier, l’homme au look tape à l’œil appartient à cette Nouvelle Génération du Kompa, fortement estampillée par la paresse et la médiocrité avilissantes des compositeurs, musiciens et paroliers qui se versent plutôt dans la facilité au détriment du travail bien fait. Après quelques expériences, peu fructueuses, celui qui avoue être né avec la musique dans le sang a commencé officiellement à jouer le Kompa en 1992 au sein du groupe de Tah-paj avec des têtes qui, aujourd’hui sont très connues et appréciées en Haïti dont Arly Lariviere, Gazzman “Couleur” Pierre, Nixon Mésidor, etc. Cette expérience, bien que fugace, lui a tout de même valu quelques lauriers de compliments.

Il est arrivé à Zenglen en 1997. Dès son mariage et jusqu’à sa séparation avec le l’équipe « 5 étoiles« , Richie a majestueusement laissé son empreinte sur ce groupe qui l’a vraiment propulsé sur la scène musicale. La virtuosité de son écriture musicale est acceptée et approuvée par les critiques les plus acerbes. Sa dextérité à la batterie est chose rare. Ses arrangements musicaux flattent les tympans. Percussionniste, compositeur, arrangeur, chanteur, producteur l’auteur de « Fich bòlet » possède un art envoûtant et inclassable.

Aujourd’hui, après avoir tourné la glorieuse page de Zenglen, il revient sur le podium musical avec « klass« , sa propre  formation musicale, en nous proposant « Yon bagay 9 » (quelque chose de neuf). Après plus dune décennie de carrière, richement couronnée de succès et de gloire, certains chuchoteraient que le « Super star maker » n’a pas trop grand-chose à prouver de son talent de musicien accompli, respecté et respectable. Mais à 43 ans le Professeur, ayant bonne maîtrise de sa grammaire musicale, veut encore prouver à tous que la matière grise de son être est toujours en constante ébullition et prête à accoucher de nouvelles sonorités rythmiques comme il en a l’habitude. D’ailleurs, en réécoutant « 5 dwèt« , « 5 étoiles », « 5 continents« , « 5 sens + « 1, « 5e vitesse », des tubes qui vous prennent toujours aux triples à chaque audition, il ne serait pas moche et vain d’espérer du nouveau de ce musicien de « klass 5 étoiles ». Vous avez !

Osman Jérôme

57 ans après : Compas Direct en mode décadence

Nemours Jean-Baptiste,créateur du Compas Direct © http://nemoursjnbaptiste.homestead.com/

Nemours Jean-Baptiste,créateur du Compas Direct © http://nemoursjnbaptiste.homestead.com/

Avant les années 50, Port-au-Prince danse une musique. On y  fait une musique. Une musique fortement influencée par celle qui se fait en République dominicaine à l’autre bout de l’île, et celle qui se joue un peu plus éloigné à Cuba. Au début des années 50, l’idée de doter Haïti d’une identité musicale qui lui est propre se germât.

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