À celle qui a brisé son propre cœur

Crédit © : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/54/Depression-loss_of_loved_one.jpg

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Au grand dam de l’intelligence émotionnelle, beaucoup de gens se lancent à l’assaut d’un amour parfait ; une femme, un homme taillé à la dimension de leurs rêves. Grande attente, énorme déception au final.

Expériences à l’appui, j’ai compris que l’amour, comme la vie elle-même est un jeu de réciprocité. En conséquence, l’épanouissement de toute relation de couple, exige donc cette culture du donner et du recevoir, nonobstant l’écart entre l’offre et la demande qui lorsque trop vaste risque de créer des frustrations.

En effet, si après des expériences jugées négatives, certains cherchent à culpabiliser l’autre partenaire, d’autres préfèrent plutôt de se rendre eux-mêmes coupables d’avoir trop donné (dans une relation qui n’en valait pas la peine).

À entendre les complaintes des cœurs brisés (pour reprendre l’expression du milieu), on a vite compris que certains individus n’ont plus les pieds sur terre une fois amoureux. D’autres ont même perdu la notion de rationalité. « Que l’amour est violent », dirait Garou dans de pareilles circonstances.

Ainsi, à celle qui croit avoir brisé son propre cœur dans une histoire d’amour (probablement mal terminée), retient bien ceci : aimer quelqu’un en tant que conjoint est bien du domaine de la raison, et non seulement d’une quelconque pulsion irrationnelle, d’un sentiment muet de toute objectivité, comme l’aurait cru le commun des mortels.

Donc, tu peux toujours aimer avec le cœur. Néanmoins, apprends à vivre votre relation avec votre cerveau. Un peu d’équilibre psychologique en d’autres mots. Je te rassure que cela réduira les risques des blessures sentimentales, souvent difficiles à cicatriser.

Par ailleurs, la vie en couple est un long processus  d’adaptation, où les protagonistes sont appelés à des consensus, allant au final dans la même direction. Cependant, loin de cette vision commune, incluant une acceptation mutuelle, certains ont plutôt la mauvaise tendance à vouloir transformer l’autre au gré de leurs fantaisies personnelles. Et là, c’est un danger qu’il fait absolument éviter.

Vous allez peut-être me taxer d’exagération. Mais, permettez-moi de vous dire que, l’important à mon avis, ce n’est pas de métamorphoser l’autre personne à votre goût, ou selon vos attentes et vos caprices, mais plutôt se mettre à la hauteur aux fins de l’accepter avec ses qualités et défauts. Car les différences individuelles, il y en aura toujours.

Osman Jérôme

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Osman
Licencié en Psychologie, diplômé en communication sociale. Passionné des médias, durant plusieurs années, j’ai collaboré avec plusieurs radios et télévisions en Haïti. Amoureux des lettres, je fais du blogging tout d'abord par passion à l’écriture.

2 réflexions au sujet de « À celle qui a brisé son propre cœur »

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