Trois ans après : Haïti lentement, sûrement

Photo: ACDI-CIDA
Photo: ACDI-CIDA

12 janvier 2010-12 janvier 2013. Cela fait déjà trois ans, depuis que la terre a mortellement tremblé en Haïti. Des milliers de morts. Des centaines d’handicapés. Des dégâts matériels incalculables. Point n’est besoin de revenir sur le triste bilan de ce tremblement de terre, ayant terrassé, pulvérisé la capitale haïtienne. Une catastrophe naturelle, qui n’a laissé presque rien debout sur son passage. Cependant, malgré certains efforts consentis, trois ans après le gros du travail reste à faire.

Des aides. Des dons. Des promesses. Durant ces trois dernières années, Haïti c’est un hit country, ayant accueilli de nombreuses personnalités  du monde politique international. Et ne parlons pas d’une belle pochette d’artistes de renommée mondiale, ayant foulé le tarmac de l’aéroport international Toussaint Louverture. Ils ont profité de notre beau soleil, joué dans nos différents clubs aux prix exorbitants. Tous, en signe de solidarité au peuple haïtien ? Si c’était vrai Seigneur !

Cependant, que l’on veuille ou non, la communauté internationale a dépensé beaucoup de fonds pour la reconstruction d’Haïti, après le séisme cataclysmique du 12 janvier 2010. Même si certains pensent que, ces millions ne sont pas toujours débloqués dans les meilleures des conditions. Surtout qu’entre l’Etat et les Organisations Non Gouvernementales (ONG), on ne sait pas trop, qui gère les fonds disponibles.

En effet, malgré cet état fait, des progrès sont enregistrés. Notamment, en ce qui a trait à la gestion des gens qui habitaient sous les tentes. Car selon un responsable d’une ONG, présent sur le terrain, 77 % des gens ont été évacués des camps. Dans un pays qui compte autant de problèmes structurels, ce n’est pas si mal, s’est-il réjoui.

Et par ailleurs, vu la vulnérabilité d’Haïti aux moindres catastrophes naturelles, notamment les ouragans, on ne devrait pas s’attendre à un miracle dans la reconstruction du pays. Même si l’on doit reconnaître aussi que, les dollars débloqués pourraient tout de même mieux servir, n’était-ce pas la méchanceté des dirigeants.

2010-2013 : trois années de débauche politique, de gaspillage économique. Trois années de survie, de «naje pou soti» (sauve qui peut) pour une population, qui se livre toujours à elle-même. Trois ans après, les résultats escomptés tardent encore à venir, mais un an, deux ans avant, on n’était pas là. Donc, on y arrivera sous peu. Voire que, le peuple haïtien a encore le courage et l’énergie psychologique de se tenir debout.

Retrouvez cette réflexion sur: http://www.haitipublicnews.com/

Osman Jérôme

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Osman
Licencié en Psychologie, diplômé en communication sociale. Passionné des médias, durant plusieurs années, j’ai collaboré avec plusieurs radios et télévisions en Haïti. Amoureux des lettres, je fais du blogging tout d'abord par passion à l’écriture. Il est aussi important de signaler que je suis un photographe "amateur" qui veux tout immortaliser sur mon passage.

5 réflexions au sujet de « Trois ans après : Haïti lentement, sûrement »

  1. Mon frère je ne crois pas que nous sommes dans le vrai chemin de la reconstruction comme le titre de ton billet l’indique « Trois ans après : Haïti lentement, surement ? » Les ONGs peuvent avancer les chiffres mais il y a le terrain pour dire le contraire. je ne crois pas que canaan peut témoigner d’un avenir sur pour Haïti. tout le monde se capitalise sur des gens qui ont été « évacué des camps » pour répéter ton billet. Oui des gens ont été déplacés mais pour aller ou? Former une nouvelle bidonville (une bidonville de trop). Vraiment mon ami je regrette, comme j’ai titré mon dernier billet: « Haïti : 3 ans après rien n’a changé, les Haïtiens non plus »
    http://lavimiyo.mondoblog.org/2013/01/13/haiti-3-ans-apres-rien-na-change-les-haitiens-aussi/

    1. J´ai aucun problème avec ton approche. Dans mon billet, j´ai pris le soin de ne pas une centime de promo pour ce qui n´est pas fait dans la reconstruction d´Haiti, trois ans après le tremblement de terre. Mais, du point de vue collectif, j´essaie de voir le courage et la combativité du `peuple, joint à la bonne foi de certyains organismes présents sur le terrain. Dans mon texte, j´ai dégagé une sorte d´optimisme que cela puisse et doive changer.

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